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Pokémon Go : recommandé par les spécialistes pour lutter contre le diabète de type 2

Pokémon

Selon une récente étude, le jeu de chasse virtuel Pokémon Go pourrait trouver sa place dans le monde médical. Pour cause, des spécialistes britanniques en diabétologie y voient un moyen extrêmement ludique de lutter contre le diabète de type 2.

Avec plus de 75 millions de téléchargements dans le monde, Pokémon Go est le jeu mobile du moment qui fait bouger la planète. Il permet littéralement de chasser des Pokémon dans les rues – les célèbres petits « monstres de poche » des années 90 – grâce à la réalité augmentée. Le plus intéressant est qu’il nous pousse à marcher des kilomètres sans que l’on s’en rende compte.

Des chercheurs britanniques spécialisés en recherche internationale sur le diabète y ont alors vu le moyen parfait pour lutter contre la sédentarité et l’obésité. Pour cause, la principale recommandation pour prévenir et traiter le diabète est de pratiquer 2 h 30 d’activité physique par semaine.

→ Des breaks de 5 minutes chaque demi-heure dans un mode de vie essentiellement sédentaire, en position assise, réduirait significativement les niveaux d’insuline et la glycémie. Il s’agirait alors simplement de marcher ou de faire quelques mouvements.

Selon le docteur Tom Yates, « toute chose qui tire les gens de leur canapé et les fait arpenter les rues peut être une solution. Ce jeu en est une novatrice pour des obésités débutantes. La marche à pied est largement sous-estimée, pourtant c’est la forme d’exercice la plus facile, accessible et économique pour devenir actif et rester en bonne santé ».

A travers cette étude publiée dans la revue Diabete cares, les chercheurs recommandent vivement ce jeu ludique et non violent. D’autant qu’il peut se pratiquer en famille et par là-même resserrer le lien social. Prudence tout de même à ne pas se laisser aller à des conduites dangereuses au volant, en traversant la rue, en s’aventurant dans des endroits sombres et isolés.

Le saviez-vous ?

• Parmi les causes du diabète, l’on compte les facteurs de prédisposition (gènes, antécédents familiaux, etc.) mais aussi et surtout le surpoids, l’obésité, le manque d’activité physique et la sédentarité.
• Le diabète de type 2 représente 90 % des diabètes rencontrés dans le monde.
• Le diabète de type 2 touche près de 3,5 millions de personnes en France, plus 600 000 à 700 000 qui l’ignorent.

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Les effets inattendus des édulcorants chimiques

Edulcorant

Une étude australienne rapporte que les édulcorants chimiques ont un effet direct sur l’appétit notamment.

Leurs effets zéro calorie sont souvent vantés dans le cadre de régime, d’obésité ou de diabète. Pourtant, les édulcorants chimiques, substituts du sucre, stimuleraient l’appétit et feraient ainsi consommer jusqu’à 30% de calories supplémentaires, selon une étude, parue dans « Cell Metabolism ». Des chercheurs australiens de l’université de Sydney ont pour la première fois étudié l’impact des édulcorants de synthèse sur le cerveau de l’homme et de l’animal. Conseillés aux personnes qui doivent contrôler leur consommation de sucre, ces produits sont pourtant montrés du doigt par cette étude.

« Insomnie, hyperactivité et intolérance au glucose »

Dans le monde, des milliards de personnes consomment régulièrement du sucralose, un substitut du sucre sans nutriment ni calorie, obtenu à partir du saccharose, le sucre de table courant. On le trouve notamment dans la plupart des sucrettes vendues dans le commerce. Les autres édulcorants les plus connus, utilisés comme additifs alimentaires, sont l’aspartame, l’acésulfame-potassium, le neotame, l’alitame, le cyclamate et la saccharine.

Les mouches, sujets de l’expérience, ont suivi ce type de régime pendant au moins 5 jours. Les résultats ont montré que l’exposition chronique aux édulcorants favorisait l’hyperactivité, l’insomnie, l’intolérance au glucose, une perception du goût sucré renforcé et une hausse de l’appétit et des calories consommées. De plus, un constat similaire a été observé chez les souris.

Une perception cognitive modifiée

En effet, les chercheurs ont observé que les substituts au sucre changeaient la manière dont le cerveau percevait le gout sucré au niveau des centres de récompense en l’accentuant, créant un déséquilibre entre le sucre et le niveau de glycémie ce qui incitait à manger davantage. C’est comme si le cerveau disait au sujet qu’il n’a pas assez mangé, reproduisant le fait d’être affamé et de trouver la nourriture encore meilleure.

Quand on consomme du « vrai sucre », de la dopamine est libérée dans le cerveau et le niveau de glucose monte dans le sang, ce qui correspond à une deuxième stimulation produisant de la dopamine. Dans le cas des édulcorants, la dopamine produit une sensation de plaisir, mais le second effet ne peut avoir lieu puisque l’édulcorant sans sucre n’a pas d’action sur la glycémie. Du coup, l’organisme réclame un apport calorique pour compenser.

Une précédente étude publiée en 2014 dans l’American Journal of Public Health concernant la consommation de boissons allégées montre que les personnes en surpoids et obèses mangent davantage quand elles boivent « light ». La consommation de ces boissons inciterait ces consommateurs à s’autoriser un surplus de nourriture allant en moyenne de 88kcal par jour pour les personnes en surpoids, à 194 kcal pour les obèses.

Pour consulter l’étude : http://www.cell.com/cell-metabolism/fulltext/S1550-4131%2816%2930296-0

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Migraines : des bactéries dans l’organisme responsables des maux de tête

Femme qui a la migraine

Selon une récente étude américaine, les personnes migraineuses auraient davantage de bactéries dans la bouche, la gorge et le microbiote intestinal. Ces bactéries, influant sur les nitrates alimentaires, seraient responsables des maux de tête.

On retrouve ces nitrates alimentaires, formes oxydées de l’azote, dans les viandes transformées, comme le bacon, la charcuterie, mais aussi dans les vins, le chocolat, les légumes feuillus et certains médicaments.

Des chercheurs américains de l’université de San Diego ont analysé les échantillons fécaux de 171 personnes souffrant de migraine comparativement à 172 échantillons oraux et 1996 échantillons fécaux de participants en bonne santé.

Il existe bel et bien une différence entre les patients migraineux et les personnes non sujettes aux maux de tête.

→ Ils hébergent plus de bactéries dans la bouche, la gorge et le microbiote intestinal. Ces bactéries convertissent les nitrates en oxyde nitrique dans le sang, pouvant ainsi induire des maux de tête.

Au regard de l’étude, publiée dans la revue mSystems, les patients migraineux présentent, en moyenne, significativement plus de ces bactéries que les témoins non migraineux, que ce soit dans la bouche ou les intestins.

Un phénomène que les scientifiques ont déjà pu observer chez des patients cardiaques. Pour cause, environ quatre patients sur cinq qui prennent des médicaments contenants du nitrate pour traiter la douleur à la poitrine ou l’insuffisance cardiaque congestive présentent des maux de tête sévères comme effets secondaires.

Antonio Gonzalez, auteur de l’étude, explique : « nous avons désormais une piste qui nous permet d’aborder les migraines bien qu’il reste à voir si ces bactéries sont une cause ou un résultat des troubles ».

Prochaine étape, de nouveaux tests ciblant les différents types de migraines.

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Risques cardiovasculaires : deux nouveaux gènes identifiés

Risques cardio-vasculaires

Selon une récente étude américaine, deux gènes ont été identifiés, dont les altérations accroissent pour l’un et réduisent pour l’autre les risques cardiovasculaires. Une découverte qui pourrait aider au développement de nouveaux traitements préventifs.

Les chercheurs de la faculté de médecine de l’Université Washington à Saint-Louis (États-Unis) ont étudié les données génétiques de plus de 190 000 personnes, certains souffrant de maladies coronariennes et d’autres en bonne santé.

Ils ont passé 220 000 variantes génétiques qui altèrent les protéines à la loupe pour déterminer celles qui agissent sur le risque cardiovasculaire.

Le Dr Nathan Stitziel, professeur de médecine et de génétique et l’un des principaux auteurs de l’étude, explique : « nous avons identifié des variations génétiques dans plusieurs gènes associés à une protection contre les maladies coronariennes ».

Ils ont identifié deux nouveaux gènes clés : ANGPTL4 et SVEP1.

• Le gène ANGPTL4 contient des anomalies rares liées à une réduction du risque de pathologie des artères coronaires, variant de 14 % avec une faible altération à 50 % quand une copie entière de ce gène est mise hors service. Il est connu depuis longtemps des scientifiques pour agir sur les triglycérides, dont les niveaux dans le sang sont considérés comme un marqueur de risque cardiovasculaire.
• Le SVEP1 montre une corrélation opposée quand une rare altération augmente le risque de pathologie cardiovasculaire de 14 %.

« Nos résultats confortent l’idée que des thérapies agissant sur un mécanisme majeur régulant les triglycérides, des graisses, devraient aider à empêcher la formation de plaques dans les artères et protéger contre le risque d’infarctus », ajoute le Dr Stitziel.

Ces résultats pourraient aider et même guider les efforts de recherche pour développer de nouveaux traitements préventifs, à l’image des statines, qui sont aujourd’hui prescrits dans le but de réduire le mauvais cholestérol et ainsi le risque de maladie cardiovasculaire.

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92 % de la planète respire trop de pollution (OMS)

Pollution

Selon un récent rapport de l’OMS, 92% des habitants de la planète vivent dans des lieux où l’air est très pollué (au-dessus des limites fixées par l’organisation).

« Une action rapide pour faire face à la pollution atmosphérique est nécessaire d’urgence », déclare le Dr Maria Neira, directrice du département Santé publique à l’OMS.

Elle précise même qu’“il existe des solutions, notamment des systèmes de transports plus viables, la gestion des déchets solides, l’utilisation de poêles et de combustibles propres pour les ménages ainsi que les énergies renouvelables et la réduction des émissions industrielles”.

D’après l’analyse – menée en collaboration avec l’Université de Bath au Royaume-Uni – de données issues de 3 000 lieux dans le monde, des villes pour la majorité :

–> 92% de la population mondiale vit dans des endroits où la qualité de l’air n’est pas recommandable, d’après les limites sur la qualité de l’air ambiant pour les particules fines dont le diamètre est inférieur à 2,5 microns (PM2.5), fixées par l’OMS.

Les limites établies par l’OMS pour ces particules sont une moyenne annuelle de 10 μg/m3 (microgrammes par mètre cube).

Les PM2.5 comprennent des polluants comme le sulfate, les nitrates et le carbone noir. Ils pénètrent profondément dans les poumons et dans le système cardiovasculaire, ce qui représente un risque grave pour la santé humaine.

Aucune région à l’abri

En Méditerranée orientale, dans l’Asie du Sud-Est et dans le Pacifique occidental, on enregistre des taux de pollution de l’air ambiant particulièrement élevés.

Les autres régions du monde ne sont pas mieux loties, avec moins 20% de leur population installée dans des lieux où la qualité de l’air correspond aux normes de l’OMS, à l’exception de celles des Amériques.

Les principales sources de pollution ?

« Les modes de transport inefficaces, les combustibles ménagers, la combustion des déchets, les centrales électriques alimentées au charbon et les activités industrielles » selon le rapport.

« Les tempêtes de sable, en particulier dans les régions situées à proximité d’un désert, peuvent avoir une influence sur la qualité de l’air », ajoute l’OMS.

Ce rapport a pour but principal d’encourager les Etats à multiplier les efforts pour réduire la pollution de l’air intérieur et extérieur. D’autant qu’en septembre 2015, les dirigeants du monde ont pour objectif lié développement durable de réduire nettement d’ici à 2030 le nombre de décès et de maladies engendrés par la pollution de l’air.

En quelques chiffres :

• 3 000 000 de décès par an sont liés à la pollution de l’air extérieur.
• En 2012, 6,5 millions de décès (soit 11,6 % des décès dans le monde) étaient associés à la pollution de l’air extérieur et à la pollution de l’air intérieur.
• Parmi les décès dus à la pollution de l’air extérieur, 94 % sont engendrés par les maladies non transmissibles, comme les maladies cardiovasculaires, les accidents vasculaires cérébraux et le cancer du poumon.
• Les pays à revenu faible ou intermédiaire enregistrent près de 90% de ces décès.
• Près de 2 décès sur 3 surviennent dans les régions de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental.

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Maintenir la ligne au quotidien : le vélo plus efficace que la marche

Faire du vélo

Une récente étude menée dans le but d’améliorer la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies chroniques liées au surpoids et au manque d’exercice, affirme que le vélo est l’exercice le plus efficace pour maintenir sa ligne ou perdre du poids, devant la marche.

Les chercheurs britanniques de la London School of Hygiene and Tropical Medicine ont étudié le lien entre le moyen de transport et le risque d’obésité, chez 72 999 hommes et 83 667 femmes, âgés de 40 à 60 ans.

→ Faire du vélo est le moyen le plus efficace pour perdre du poids et garder la ligne.

En quelques chiffres, d’après l’étude :

• 64% des hommes, 61% des femmes interrogées utilisent la voiture ou les transports en commun.
• Les transports dits « actifs » (marche, vélo) concernent 23% des hommes et 24% des femmes.
• Les « cyclistes » présentent l’IMC le plus faible. Concrètement, le poids d’un homme d’âge et de poids moyens dans l’étude (53 ans, 1,76m, 86 kg) diffère de 5kg avec un homme qui utilise la voiture ou les transports en commun.
• Les « cyclistes » masculins présentent un IMC diminué de 1,71kg/m² et les cyclistes féminins un IMC diminué de 1,65kg/m² en comparaison de ceux qui n’utilisent que les transports « passifs ».
• Concernant le taux de graisse corporelle, même conclusion : il est réduit de 2,75% pour les hommes en vélo et de 3,26% pour les femmes.

En conclusion, il est essentiel d’exploiter chaque occasion de faire de l’exercice quotidiennement, et d’autant plus dans un mode de vie sédentaire.

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Alzheimer : un traitement expérimental sans effet toxique prometteur

alzheimer

D’après les résultats d’un récent essai clinique, un traitement expérimental contre la maladie d’Alzheimer se révèlerait prometteur et sans effets toxiques.

Les laboratoires américains Merck ont développé une molécule appelée verubecestat, capable de réduire la présence de protéines toxiques beta-amyloïdes dans le cerveau en bloquant une enzyme appelée BACE1.

Dans la maladie d’Alzheimer – une dégénérescence neurologique incurable liée au vieillissement-, ces protéines s’agglutinent et forment ainsi des plaques, altérant le fonctionnement des neurones et affectant les capacités cognitives dont notamment la mémoire.

Pour l’heure, les traitements existants minimisent les symptômes de la maladie mais aucun n’arrête ou ralentit sa progression.

Cet essai a compté 32 participants souffrants de la maladie d’Alzheimer à des stades précoces et modérément avancés.

Sans effet toxique

Matthew Kennedy, du laboratoire de recherche de Merck dans le New Jersey, explique que contrairement aux autres molécules neutralisant l’enzyme BACE1 développées et testées précédemment, la verubecestat n’est pas toxique.

Elle n’a ainsi provoqué aucun effet secondaire hépatique et neurologique sévère.

Les chercheurs ont mesuré les effets de cette molécule et constaté qu’une ou plusieurs doses de verubecestat pouvaient réduire les niveaux nocifs de beta-amyloïde.

Publiée dans la revue médicale américaine Science Translational Medicine, cette étude a ouvert la voie à deux essais cliniques plus étendus qui sont en cours avec près de 3 000 participants.
Si les résultats sont concluants, ce traitement pourrait être commercialisé d’ici deux à trois ans sous forme de comprimés.

Le saviez-vous ?

• Le nombre de personnes souffrant d’Alzheimer pourraient dépasser les 28 millions d’ici 2050 aux Etats-Unis lorsque toute la génération des baby-boomers aura plus de 80 ans.
• Plus de 36 millions de personnes dans le monde sont atteintes de démence, dont une majorité de la maladie d’Alzheimer. Ce nombre devrait doubler d’ici 2030 et tripler d’ici 2050 si aucun traitement efficace n’est découvert. (Chiffres de l’OMS)

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Espérance de vie : en 2070, 13 fois plus de centenaires en France (Insee)

Espérance de vie

Selon deux récentes études de l’Insee, en 2070 la France pourrait compter treize fois plus de centenaires qu’aujourd’hui. De même que les 75 ans ou plus seraient deux fois plus nombreux.

Si les tendances démographiques actuelles perdurent, le nombre de centenaires pourrait atteindre 270 000 en 2070, contre 21 000 au 1er janvier 2016, ce qui était déjà près de 20 fois plus qu’en 1970.

Une part de la population qui resterait quand même modeste puisque les centenaires de 2070 représenteraient 0,4 % de la population française, contre 0,3 % aujourd’hui.

La France est actuellement le pays européen qui compte le plus de centenaires, devant l’Espagne et l’Italie. En partie parce que c’est l’un des pays les plus peuplés, mais aussi parce que l’espérance de vie féminine y est élevée.

• Cinq centenaires sur six sont des femmes, et parmi les « supercentenaires » (110 ans ou plus), il n’y a quasiment que des femmes.
• Près d’un centenaire sur deux vit à domicile, dont 29 % habitent seuls.

En 2070, près d’un centenaire sur trois serait un homme contre un sur six en 2016, car l’espérance de vie des hommes progresserait davantage d’ici là que celle des femmes.

Pour l’heure, la doyenne de l’humanité reste Jeanne Calment, décédée en 1997 à 122 ans (ndlr : l’actuelle doyenne française a 113 ans). Un record dont les centenaires actuels sont encore loin puisqu’en 2016 en France, neuf sur dix ont moins de 105 ans.

Dans le scénario central des projections de population de l’Insee :

• 13 % des femmes et 5 % des hommes nés en 1970 deviendraient centenaires. On en compterait donc davantage qu’en 2015 (année où 1,6 % des femmes et 0,4 % des hommes nés en 1915 sont devenus centenaires). Pour autant, cette situation resterait loin d’être la norme.
• Après une baisse entre 2015 et 2019 liée au déficit des naissances de la Première guerre mondiale, le nombre de centenaires devrait augmenter à un rythme régulier entre 2020 et 2045 (+ 2 500 par an).
• En 2046, le rythme de croissance devrait s’accélérer, avec l’arrivée aux très grands âges des générations issues du baby-boom.
• Neuf femmes sur dix et huit hommes sur dix nés en 1990 deviendraient octogénaires en 2070, alors qu’en 2015, seuls 66 % des femmes et 44 % des hommes nés en 1935 ne l’ont été.

Selon une autre étude de l’Insee :

• La France compterait 76,5 millions d’habitants au 1er janvier 2070, une hausse de 10,7 millions par rapport à 2013 (date du dernier recensement) composée essentiellement de personnes de 65 ans ou plus.
• Avec 13,7 millions de personnes, la population âgée de 75 ans et plus serait deux fois plus nombreuse en 2070 qu’en 2013.
• Le nombre de personnes de 85 ans ou plus pourrait quant à lui presque quadrupler, passant de 1,8 million à 6,3 millions.
• Jusqu’en 2040, la proportion de personnes âgées de 65 ans ou plus progressera fortement, au moment où toutes les générations du baby-boom arriveront dans cette classe d’âge. A cette date, environ un habitant sur quatre (26 %) aura 65 ans ou plus, contre moins d’un sur cinq (18 %) en 2013.
• L’évolution sera ensuite plus modérée, la proportion augmentant de seulement 3 points en 30 ans, pour atteindre 29 % en 2070.

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Lupus : les Oméga-3 capables d’empêcher l’apparition de la maladie

Les oméga-3 pour empercher l'apparition du lupus.

Un apport suffisant en oméga-3 pourrait stopper le déclenchement du lupus, une maladie auto-immune inflammatoire, selon les récents résultats d’une expérience menée sur des souris par des chercheurs américains de l’université du Michigan.

Après des tests convaincants expérimentés sur des souris, des chercheurs américains de l’université de Michigan formulent l’hypothèse selon laquelle un apport en oméga-3 pourraient éviter l’apparition du lupus, une maladie auto-immune inflammatoire.

Le mystère des maladies auto-immunes

Elles touchent 8 % de la population française et 22 millions d’Américains. Pourtant, elles restent un véritable mystère pour le corps médical. Difficile d’en expliquer les causes qui déclenchent ces pathologies du système immunitaire qui s’attaquent aux organes sains.

Ce type de maladie serait, entre autres, lié à un microbiote déséquilibré, des facteurs génétiques, environnementaux, dont l’exposition à la silice cristalline, un minéral toxique et des infections virales.

Selon des chercheurs de l’Université du Michigan, la consommation d’un oméga-3 acide gras (DHA ou acide docosahexaénoïque) pourrait éviter l’activation de la maladie et potentiellement d’autres troubles auto-immuns, en ciblant un des facteurs de risque environnementaux de la maladie : la silice cristalline.

Ces acides gras entrent dans la composition de certaines huiles comme l’huile de colza, l’huile de noix ou encore les poissons gras. Ils sont apportés en faible quantité par notre alimentation. Aux États-Unis, 30 millions de personnes consomment chaque jour des compléments alimentaires à base d’huile de poisson.

Pour les besoins de l’étude, les scientifiques ont regardé l’effet du DHA sur les poumons et les reins de souris femelles touchés par le lupus, qui ont été génétiquement prédisposées à la maladie.

→ 96 % des lésions du poumon après exposition à la silice, un minéral déclencheur de la maladie, ont été stoppées. Melissa Bates, coauteur de l’étude, commente : « je n’ai jamais vu une réponse protectrice si spectaculaire au niveau du poumon ».

Si l’on en croit les chercheurs, le DHA change la manière dont ces cellules réagissent à la présence de la silice dans les poumons en envoyant un signal anti-inflammatoire au corps. Il change ainsi d’une façon ou d’une autre, la réponse du système immunitaire.

Autre hypothèse, le DHA permettrait aux cellules d’absorber et désintégrer la silice sans mourir, et ainsi d’empêcher la réponse inflammatoire.

Le lupus, késako ?

Une maladie chronique, d’origine auto-immune, qui touche davantage les femmes. Elle provoque une agression de différents composants de tous les organes de notre corps : la peau, les articulations, le rein, le cœur, le cerveau etc. Elle peut être exclusivement cutanée ou plus diffuse et toucher plusieurs organes, ce qui peut conduire à des atteintes sévères si la maladie n’est pas bien traitée.

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Système de santé : 80 % des Français anticipent sa dégradation

Santé

Selon un récent sondage Odoxa, en partenariat avec le Figaro, si 76 % des Français estiment la préservation du système de santé comme l’une des priorités du prochain quinquennat, presque autant anticipent plutôt sa dégradation.

Réalisée par Orange Healthcare, la MNH, la Fédération Hospitalière de France et Ramsay-Générale de santé, avec le concours scientifique de la chaire santé de Sciences Po, cette étude révèle que :

• 80 % des Français prédisent une dégradation du système de santé dans les années à venir.
• Tandis que seuls 19 % pronostiquent un avenir « plutôt meilleur ».
• 76 % estiment que la préservation du système de santé et d’assurance maladie français « devrait être une priorité de l’action du prochain président », la plaçant en 4e position derrière la lutte contre le chômage ou le terrorisme (86 %) et la lutte contre l’insécurité (80 %). Suivent l’éducation des enfants du primaire au lycée (69 %), la lutte contre l’immigration clandestine (62 %), la préservation de l’identité nationale française (51 %) et la défense de la laïcité (46 %).

Les questions de santé ont une place de choix dans les intentions de vote

• Près de 80 % des sondés estiment que les questions de santé et d’assurance maladie sont « rarement » (68 %) ou « jamais » (8 %) évoquées lors des débats politiques et électoraux.
• Plus de la moitié (55 %) assure même que « les propositions que feront les candidats à l’élection présidentielle 2017 en matière de santé sont susceptibles d’avoir un impact sur (leur) choix au moment du vote ».

Le personnel de santé, apprécié des Français

• Plus des trois quarts pensent que leur pays est « en meilleure situation que leurs voisins européens ».
• 67 % jugent la France avec le meilleur système, devant celui de l’Allemagne (22 %), du Royaume-Uni (6 %), de l’Espagne (3 %) et de l’Italie (1 %).
• 95 % des sondés ont une bonne opinion des infirmières, plus de 80 % émettent le même avis à l’égard des médecins.

Une image « exceptionnellement bonne » si on la compare aux « autres élites », les journalistes ne récoltant que 31 % d’opinions favorables, et les politiques 6 %.
Ce sondage a été réalisé en ligne les 26 et 27 octobre 2016 auprès de 1 002 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.