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Espérance de vie : en 2070, 13 fois plus de centenaires en France (Insee)

Espérance de vie

Selon deux récentes études de l’Insee, en 2070 la France pourrait compter treize fois plus de centenaires qu’aujourd’hui. De même que les 75 ans ou plus seraient deux fois plus nombreux.

Si les tendances démographiques actuelles perdurent, le nombre de centenaires pourrait atteindre 270 000 en 2070, contre 21 000 au 1er janvier 2016, ce qui était déjà près de 20 fois plus qu’en 1970.

Une part de la population qui resterait quand même modeste puisque les centenaires de 2070 représenteraient 0,4 % de la population française, contre 0,3 % aujourd’hui.

La France est actuellement le pays européen qui compte le plus de centenaires, devant l’Espagne et l’Italie. En partie parce que c’est l’un des pays les plus peuplés, mais aussi parce que l’espérance de vie féminine y est élevée.

• Cinq centenaires sur six sont des femmes, et parmi les « supercentenaires » (110 ans ou plus), il n’y a quasiment que des femmes.
• Près d’un centenaire sur deux vit à domicile, dont 29 % habitent seuls.

En 2070, près d’un centenaire sur trois serait un homme contre un sur six en 2016, car l’espérance de vie des hommes progresserait davantage d’ici là que celle des femmes.

Pour l’heure, la doyenne de l’humanité reste Jeanne Calment, décédée en 1997 à 122 ans (ndlr : l’actuelle doyenne française a 113 ans). Un record dont les centenaires actuels sont encore loin puisqu’en 2016 en France, neuf sur dix ont moins de 105 ans.

Dans le scénario central des projections de population de l’Insee :

• 13 % des femmes et 5 % des hommes nés en 1970 deviendraient centenaires. On en compterait donc davantage qu’en 2015 (année où 1,6 % des femmes et 0,4 % des hommes nés en 1915 sont devenus centenaires). Pour autant, cette situation resterait loin d’être la norme.
• Après une baisse entre 2015 et 2019 liée au déficit des naissances de la Première guerre mondiale, le nombre de centenaires devrait augmenter à un rythme régulier entre 2020 et 2045 (+ 2 500 par an).
• En 2046, le rythme de croissance devrait s’accélérer, avec l’arrivée aux très grands âges des générations issues du baby-boom.
• Neuf femmes sur dix et huit hommes sur dix nés en 1990 deviendraient octogénaires en 2070, alors qu’en 2015, seuls 66 % des femmes et 44 % des hommes nés en 1935 ne l’ont été.

Selon une autre étude de l’Insee :

• La France compterait 76,5 millions d’habitants au 1er janvier 2070, une hausse de 10,7 millions par rapport à 2013 (date du dernier recensement) composée essentiellement de personnes de 65 ans ou plus.
• Avec 13,7 millions de personnes, la population âgée de 75 ans et plus serait deux fois plus nombreuse en 2070 qu’en 2013.
• Le nombre de personnes de 85 ans ou plus pourrait quant à lui presque quadrupler, passant de 1,8 million à 6,3 millions.
• Jusqu’en 2040, la proportion de personnes âgées de 65 ans ou plus progressera fortement, au moment où toutes les générations du baby-boom arriveront dans cette classe d’âge. A cette date, environ un habitant sur quatre (26 %) aura 65 ans ou plus, contre moins d’un sur cinq (18 %) en 2013.
• L’évolution sera ensuite plus modérée, la proportion augmentant de seulement 3 points en 30 ans, pour atteindre 29 % en 2070.

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Lupus : les Oméga-3 capables d’empêcher l’apparition de la maladie

Les oméga-3 pour empercher l'apparition du lupus.

Un apport suffisant en oméga-3 pourrait stopper le déclenchement du lupus, une maladie auto-immune inflammatoire, selon les récents résultats d’une expérience menée sur des souris par des chercheurs américains de l’université du Michigan.

Après des tests convaincants expérimentés sur des souris, des chercheurs américains de l’université de Michigan formulent l’hypothèse selon laquelle un apport en oméga-3 pourraient éviter l’apparition du lupus, une maladie auto-immune inflammatoire.

Le mystère des maladies auto-immunes

Elles touchent 8 % de la population française et 22 millions d’Américains. Pourtant, elles restent un véritable mystère pour le corps médical. Difficile d’en expliquer les causes qui déclenchent ces pathologies du système immunitaire qui s’attaquent aux organes sains.

Ce type de maladie serait, entre autres, lié à un microbiote déséquilibré, des facteurs génétiques, environnementaux, dont l’exposition à la silice cristalline, un minéral toxique et des infections virales.

Selon des chercheurs de l’Université du Michigan, la consommation d’un oméga-3 acide gras (DHA ou acide docosahexaénoïque) pourrait éviter l’activation de la maladie et potentiellement d’autres troubles auto-immuns, en ciblant un des facteurs de risque environnementaux de la maladie : la silice cristalline.

Ces acides gras entrent dans la composition de certaines huiles comme l’huile de colza, l’huile de noix ou encore les poissons gras. Ils sont apportés en faible quantité par notre alimentation. Aux États-Unis, 30 millions de personnes consomment chaque jour des compléments alimentaires à base d’huile de poisson.

Pour les besoins de l’étude, les scientifiques ont regardé l’effet du DHA sur les poumons et les reins de souris femelles touchés par le lupus, qui ont été génétiquement prédisposées à la maladie.

→ 96 % des lésions du poumon après exposition à la silice, un minéral déclencheur de la maladie, ont été stoppées. Melissa Bates, coauteur de l’étude, commente : « je n’ai jamais vu une réponse protectrice si spectaculaire au niveau du poumon ».

Si l’on en croit les chercheurs, le DHA change la manière dont ces cellules réagissent à la présence de la silice dans les poumons en envoyant un signal anti-inflammatoire au corps. Il change ainsi d’une façon ou d’une autre, la réponse du système immunitaire.

Autre hypothèse, le DHA permettrait aux cellules d’absorber et désintégrer la silice sans mourir, et ainsi d’empêcher la réponse inflammatoire.

Le lupus, késako ?

Une maladie chronique, d’origine auto-immune, qui touche davantage les femmes. Elle provoque une agression de différents composants de tous les organes de notre corps : la peau, les articulations, le rein, le cœur, le cerveau etc. Elle peut être exclusivement cutanée ou plus diffuse et toucher plusieurs organes, ce qui peut conduire à des atteintes sévères si la maladie n’est pas bien traitée.

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Système de santé : 80 % des Français anticipent sa dégradation

Santé

Selon un récent sondage Odoxa, en partenariat avec le Figaro, si 76 % des Français estiment la préservation du système de santé comme l’une des priorités du prochain quinquennat, presque autant anticipent plutôt sa dégradation.

Réalisée par Orange Healthcare, la MNH, la Fédération Hospitalière de France et Ramsay-Générale de santé, avec le concours scientifique de la chaire santé de Sciences Po, cette étude révèle que :

• 80 % des Français prédisent une dégradation du système de santé dans les années à venir.
• Tandis que seuls 19 % pronostiquent un avenir « plutôt meilleur ».
• 76 % estiment que la préservation du système de santé et d’assurance maladie français « devrait être une priorité de l’action du prochain président », la plaçant en 4e position derrière la lutte contre le chômage ou le terrorisme (86 %) et la lutte contre l’insécurité (80 %). Suivent l’éducation des enfants du primaire au lycée (69 %), la lutte contre l’immigration clandestine (62 %), la préservation de l’identité nationale française (51 %) et la défense de la laïcité (46 %).

Les questions de santé ont une place de choix dans les intentions de vote

• Près de 80 % des sondés estiment que les questions de santé et d’assurance maladie sont « rarement » (68 %) ou « jamais » (8 %) évoquées lors des débats politiques et électoraux.
• Plus de la moitié (55 %) assure même que « les propositions que feront les candidats à l’élection présidentielle 2017 en matière de santé sont susceptibles d’avoir un impact sur (leur) choix au moment du vote ».

Le personnel de santé, apprécié des Français

• Plus des trois quarts pensent que leur pays est « en meilleure situation que leurs voisins européens ».
• 67 % jugent la France avec le meilleur système, devant celui de l’Allemagne (22 %), du Royaume-Uni (6 %), de l’Espagne (3 %) et de l’Italie (1 %).
• 95 % des sondés ont une bonne opinion des infirmières, plus de 80 % émettent le même avis à l’égard des médecins.

Une image « exceptionnellement bonne » si on la compare aux « autres élites », les journalistes ne récoltant que 31 % d’opinions favorables, et les politiques 6 %.
Ce sondage a été réalisé en ligne les 26 et 27 octobre 2016 auprès de 1 002 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

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Ne vous couchez pas fâché : les émotions négatives prennent racine pendant la nuit

Sommeil et émotions

Selon une récente étude menée en neurosciences, les souvenirs liés à des émotions négatives seraient plus difficiles à oublier après une nuit de sommeil.

Publié dans la revue scientifique Nature Communications, l’article explique qu’« avec la consolidation (des souvenirs) qui a lieu pendant la nuit, de rapides changements se produisent dans l’organisation de la mémoire émotionnelle », qui font qu’une nuit suffit pour diminuer la capacité à supprimer des souvenirs non souhaités.

Menée par une équipe de 7 chercheurs, basés en Chine, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, cette étude suivait 73 étudiants masculins invités à mémoriser des associations entre des paires d’images. Ces photos montraient un visage neutre d’une part, et des images provoquant la répulsion d’autre part.

Ils leur ont ensuite montré de nouveau les photos de visages, en leur demandant d’éliminer volontairement le souvenir négatif qu’ils y avaient associé.

La même activité a ensuite été répétée le lendemain, avec d’autres images.

Les chercheurs expliquent qu’ « au vu des résultats, les participants avaient plus de mal à supprimer les souvenirs négatifs après une nuit de sommeil ».

Pendant l’expérience, ils ont mesuré l’activité du cerveau des participants. Ils ont ainsi observé que « les circuits neuronaux impliqués dans l’élimination des souvenirs, initialement centrés sur l’hippocampe, sont ensuite devenus plus dispersés dans le cerveau, un changement qui semble être ce qui rend les souvenirs négatifs plus difficiles à supprimer ».

Des études précédentes sur le contrôle cognitif avaient montré que les gens pouvaient éliminer des souvenirs de façon volontaire, mais on ne connaissait pas l’influence du sommeil sur cette capacité, expliquait Yunzhe Liu, de l’Institut pour la recherche sur le cerveau de Pékin et en cours de thèse au Centre pour la neuroimagerie de la fondation Wellcome Trust, à Londres.

L’étude n’a porté que sur des volontaires masculins car « des différences entre les sexes ont été rapportées en matière de régulation des émotions et de contrôle cognitif », précise le chercheur.

« Cette étude suggère que le bon vieux conseil +Ne vous couchez jamais fâché+ a un certain fondement. Il vaut mieux résoudre une dispute avant d’aller au lit », ajoute Yunzhe Liu.

Ces résultats impliquent aussi « qu’il y a peut-être des raisons neurobiologiques qui expliquent la difficulté à éliminer des souvenirs et des émotions négatifs dans des cas de troubles affectifs » tels que le syndrome de stress post-traumatique.