Catégories
Actualités Actualités Santé

La musique, une thérapie efficace pour stimuler votre cerveau

La musique pour stimuler le cerveau

Selon les résultats d’une récente étude finlandaise publiée dans le « Journal of Alzheimer’s Disease », la musique stimulerait notre mémoire et renforcerait notre bonne humeur.

Vous désirez stimuler les facultés cognitives et émotionnelles de votre cerveau de manière efficace tout en étant de bonne humeur ? C’est simple, écoutez de la musique et chantez !

Tel est le constat des chercheurs de l’université d’Helsinki en Finlande qui ont suivi 89 binômes composés d’un soignant et d’un patient atteint de démence légère à modérée pendant neuf mois.

Répartis en deux groupes :

– Les volontaires du premier groupe ont participé à un programme musical de dix semaines à base de chants et d’écoute de musiques familières.
– Ceux du second groupe ont, quant à eux, suivi les soins habituels.

Les chercheurs les ont ensuite soumis à des tests neuropsychologiques et d’évaluation de l’humeur.

• Il semblerait que les activités musicales permettent d’améliorer différentes compétences cognitives, comme la mémoire de travail, les fonctions exécutives et de l’orientation, mais soulagent aussi les symptômes de dépression de manière plus significative que le traitement standard.

Les personnes les plus jeunes (moins de 80 ans) et atteintes de démence légère sont plus sensibles au chant, tandis que les personnes à démence plus sévère sont davantage réceptives à l’écoute de chansons familières.

En revanche, les deux activités musicales influent au mieux, que ce soit sur l’humeur des personnes à déficience cognitive légère ou atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Compte tenu de ces résultats, la musique peut être considérée comme une thérapie alternative réellement efficace pour les personnes déficientes.

Catégories
Actualités Actualités Santé

Comment se prémunir contre les tiques et les problèmes dus à leurs morsures

Tiques

Quand il fait chaud, la tentation de profiter d’activités en pleine nature et de porter des vêtements légers se fait sentir. Pour se préserver de la tique, cet acarien camouflé dans les herbes hautes et les jardins, voici les principaux gestes à adopter.

Se couvrir bras et jambes

Avant toute sortie au vert, en balade ou en randonnée, il faut protéger ses bras et ses jambes en portant des vêtements longs et fermés et veiller à fixer le bas de pantalon dans les chaussettes. Postée sur des herbes hautes, la tique sévit aussi bien dans les sous-bois humides et prairies que dans les parcs urbains ou les gazons près des piscines. Sa présence est maximale au début du printemps et de l’automne. En revanche, la tique est absente en altitude, au dessus de 1 500 mètres.

Si la sieste à même le sol est tentante, mieux vaut y réfléchir à deux fois, car l’ensemble du corps est exposé à d’éventuelles piqûres. Prévoir une nappe de pique nique ou une serviette ne protège pas à 100%, mais réduit le risque. En pleine marche, mieux vaut suivre le centre des chemins.

Un autre moyen de se préserver de l’animal est d’appliquer des répulsifs contre les insectes sur la peau ou sur les vêtements en respectant les contre-indications.

Enfin, en revenant d’une promenade en forêt, la piqûre de tique étant indolore, il est conseillé de s’inspecter minutieusement en passant en revue les aisselles, les plis, le cuir chevelu, le nombril, des recoins que la bête affectionne particulièrement.

En cas de morsure, retirer la tique avec minutie

Si jamais vous avez été piqué par une tique, il faut agir vite. A l’aide d’une pince à épiler ou d’un tire-tiques, disponible en pharmacie, le bon geste consiste à saisir la bête au plus près de la peau et de la tirer en la faisant pivoter dans le sens inverse des aiguilles d’une montre pour éviter qu’une partie de l’animal ne reste accrochée.

Il est déconseillé d’appliquer tout produit (éther, alcool, etc.) qui risquerait de faire régurgiter la tique et ainsi d’accroître les risques d’infection liée à la borréliose, la bactérie transportée par les tiques.

Mais même si vous avez réussi à vous débarrasser de la tique, il faudra surveiller la zone mordue pendant un mois environ et consulter un médecin pour effectuer une vérification.

Détecter l’érythème migrant

La manifestation la plus caractéristique et la plus fréquente de la maladie de Lyme se repère par ce qu’on appelle un érythème migrant. Il est très facilement reconnaissable avec sa forme de cocarde, rouge vif d’au moins 3 à 5 centimètres de diamètre qui blanchit en son centre. Elle apparaît dans les jours et les semaines suivant la piqûre et évolue sur un mode centrifuge. Cette éruption cutanée provoque en général ni douleur ni démangeaisons. Ce premier stade de la maladie de Lyme (fièvre, grande fatigue, courbatures, maux de tête) se traite avec des antibiotiques et se guérit si l’intervention est immédiate.

27.000 personnes seraient touchées chaque année par cette maladie en France. Le ministère de la Santé a annoncé mercredi 29 juin qu’il allait saisir dans les prochains jours la Haute autorité de santé (HAS) pour qu’elle mette à jour ses recommandations sur le traitement des formes avancées de la maladie.

Catégories
Actualités Actualités Santé

Vitamine D : faites des réserves pour l’hiver

Vitamine D

La vitamine D est excellente pour la santé. Utile pour le cœur et la densité osseuse, elle favorise efficacement le fonctionnement de notre immunité. Mieux encore, elle présente des propriétés anti-cancer. Voici nos conseils pour en stocker au maximum avant l’hiver et ainsi prévenir les petits virus saisonniers.

Exposez-vous au soleil 5 à 15 minutes

Les médecins et naturopathes conseillent de privilégier des moments où le soleil est haut dans le ciel, aux horaires généralement contre-indiqués entre 11 h et 16 h.

• Un maximum de surfaces (en jupe, short, robe, t-shirt…) souvent mais peu de temps.
• 5 à 15 mn selon l’index UV (5 mn pour les peaux claires dans le sud).
• Idéal pendant la pause déjeuner (12 h-13 h)

10 aliments riches en Vitamine D

• Huile de foie de morue
• Saumon (entre 6 et 23 µg pour 100g),
• Truite (11 µg pour 100g),
• Hareng (7 µg pour 100g),
• Jaune d’œuf (de 2 à 3,2 µg selon sa cuisson),
• Lait (3 µg pour 250 ml),
• Foie de veau (2,5 µg pour 100g),
• Boissons au soja (2,125 µg pour 250 ml),
• Thon en conserve (1,2 µg pour 100g),
• Champignons de Paris cuits (1,18 µg pour 100g).

Des gouttes de Vitamine D3 en compléments alimentaires

Taux dans le corps recommandé : 40 à 45 ng/ml (100 à 112,5 nmol/l). 8 Français sur 10 sont carencés en France.

On les trouve sous forme d’ampoules (1 prise à renouveler tous les 6 mois). Pour être plus efficace, l’apport en vitamine D doit être continu. Des gouttes de vitamine D3 peuvent être prises tous les jours, notamment en hiver. Attention aux importations des Etats-Unis sous formes de cachets, beaucoup plus fortement dosés et donc peu recommandés. Privilégiez les goutes naturelles issues de la lanoline et fabriquées en France.

Catégories
Actualités Actualités Santé

Pour 84 % des Français, le cancer du sein se guérit de mieux en mieux

Cancer du sein

Pour 64 % des Français, interrogés lors du dernier observatoire Institut Curie/Viavoice, le cancer du sein se vit de mieux en mieux, et pour 84 % d’entre eux, il se guérit plus vite également.

S’ils sont autant à penser cela, c’est grâce aux derniers chiffres parus, révélateurs des avancées médicales concernant ce type de cancer. En effet, il y a désormais 86 % de survie 5 ans après le diagnostic et 76 % 10 années après.

Les femmes sondées lors de cette enquête révèlent que ce sont les changements physiques qui les affectent le plus. 67 % d’entre elles estiment que ces modifications ont un impact direct et important sur leur vie de femme.

En effet, elles sont 34 % à évoquer des effets secondaires directement liés à la prise du traitement. 33 % pensent que ce sont les changements physiques radicaux qui pèsent le plus sur leur féminité, et notamment l’ablation des seins.

Pour 26 % d’entre elles, la vie sexuelle est elle aussi touchée négativement. 25 % vont même jusqu’à abandonner l’idée d’avoir un enfant, ou ont recours à l’adoption.

Chaque année en France, ce sont 54 000 nouveaux cas qui sont diagnostiqués, à l’âge moyen de 63 ans.

Méthodologie: l’enquêté menée par l’institut Viavoice a mobilisé 3 échantillons à différents niveaux, pour une vision détaillée des thématiques abordées. Un échantillon national de 1 001 individus, représentatif de la population française âgée de plus de 18 ans, interrogés en ligne du 9 au 17 juin 2016. Concernant le vécu de la maladie et l’accompagnement, 237 patientes de l’Institut Curie ont répondu à un questionnaire dédié mis à leur disposition du 9 juin au 15 juillet 2016. Enfin, sur les questions liées à la féminité et à la maternité après un cancer du sein, 833 patientes de l’Institut Curie ont répondu à un questionnaire dédié mis à leur disposition du 9 juin au 15 juillet 2016. Les données ont été traitées et analysées par l’institut Viavoice.

Catégories
Actualités Actualités Santé

Islande : en tête des performances de santé mondiales

La santé en Islande

Selon une étude parue le mercredi 21 septembre 2016 dans la revue médicale britannique The Lancet, l’Islande arrive en tête d’un classement de 188 pays dans le domaine de la santé. Suivent le Royaume-Uni à la 5ème place, puis l’Espagne à la 7ème, le Canada à la 9ème, les États-Unis à la 28ème et la Chine à la 92ème. La France n’arrive qu’en 24ème position. A la fin du classement, l’on retrouve la République centrafricaine, précédée de la Somalie et du Sud Soudan.

Cette enquête a été réalisée par l’Institut américain des mesures et évaluations de la santé (IHME) situé à Seattle, et a été financé par la fondation Bill & Melinda Gates. C’est la première évaluation annuelle des performances de santé relatives aux Objectifs de développement durable (ODD/SDG) des Nations Unies. En outre, la santé fait partie d’un programme qui contient 17 objectifs adoptés par les Nations Unies en septembre 2015, à atteindre à l’horizon 2030.

L’étude souligne notamment que des progrès certains ont été enregistrés depuis 1990, et ce dans la survie infantile et maternelle, ou encore, l’accès à la contraception.

Cependant, les objectifs fixés par les Nations Unies sont loin d’être atteints, notamment en ce qui concerne le surpoids des enfants, qui lui s’aggrave, les violences conjugales ou encore, l’abus d’alcool. En opposition, moins de personnes dans le monde sont exposées aux risques sanitaires liés par exemple à l’eau non potable ou à de mauvaises conditions d’hygiène. De nombreux pays ont également évolués en matière d’accès aux services de santé essentiels, mais aussi dans les thérapies antirétrovirales (anti-VIH), ou au niveau du paludisme, en délivrant des moustiquaires.

Pour réaliser ce classement, un index complexe a été créé, répertoriant 33 indicateurs de santé et ce afin de mesurer les progrès des pays entre 1990 et 2015. Chaque indicateur est noté de 0 (le moins bon) à 100 (le meilleur).

Pour donner un exemple concret, les États-Unis, classés juste devant l’Estonie, doivent leur 28ème place à leur performance médiocre concernant les morts dues aux violences entre personnes, au surpoids des enfants, aux suicides, au VIH ou encore, à la consommation d’alcool.

Concernant la France, plusieurs facteurs pourraient expliquer ce classement pénalisant. En outre, le taux de « décès dus à la violence collective » pourrait l’expliquer, notamment suite aux attentats perpétrés l’an dernier.

Enfin, un pays comme l’Inde qui est en pleine croissance économique, se classe pourtant 143ème, derrière les Comores et le Ghana.

Catégories
Actualités Actualités Santé

Le lymphome : une maladie encore mal connue même par les malades

Lymphome

Selon une étude dévoilée lundi 12 septembre 2016 par l’association France Lymphome Espoir, le lymphome demeure la forme de cancer dont la fréquence augmente le plus mais qui reste cependant encore mal connu, y compris par certains patients.

En France, seulement 70 % des malades sont au courant du type de lymphome dont ils sont atteints, et 54 % d’entre eux comprennent quelles en sont les caractéristiques, révèle cette enquête réalisée lors de la Journée mondiale du lymphome.

Les deux grandes catégories qui divisent le cancer du système lymphatique sont plus ou moins connues. La première que l’on appelle lymphomes hodgkiniens ou « maladie de Hodgkin » est la plus connue, mais elle ne représente cependant que 15 % des cas. La seconde que l’on nomme lymphomes non hodgkiniens, est plus fréquente, soit 85 % des cas, et son nombre a augmenté de près de 5 % par an au cours des dernières décennies.

Chaque année en France, ce sont plus de 18 000 nouveaux cas de lymphomes qui sont diagnostiqués, ce qui en fait le cancer le plus commun chez les jeunes adultes, mais aussi chez les adolescents, et le 5e chez les adultes. A titre d’exemple, il représente environ 256 000 cas dans le monde entier. Il est à l’origine de 4 000 décès par an dans l’hexagone.

Pour le moment, ses origines sont inconnues. Cependant, il faut admettre que plusieurs produits chimiques, ainsi que des facteurs environnementaux, pourraient favoriser son développement, comme le précise France Lymphome Espoir dans l’un de ses derniers communiqués de presse. De plus, ce type de cancer est difficile à diagnostiquer. Il se manifeste entre autres par une forte fatigue, des démangeaisons permanentes, ou bien par un gonflement des ganglions.

L’association souligne également que grâce aux progrès des traitements, le nombre de malades en rémission est en augmentation.

L’étude, réalisée auprès de 668 personnes (patients ou leurs proches), a démontré que deux tiers des malades français ont peur d’une rechute, alors qu’un tiers a subi une modification de son physique et de ses relations sociales. Enfin, un quart d’entre eux, soit 23 %, ont connu une baisse de l’estime de soi ou une dépression.

28 % des personnes sondées se sentent « plus dépendantes » du fait de la maladie, ayant même déménagé pour habiter chez un proche. 20 % d’entre elles ont perdu leur emploi ou ont pu rencontrer des difficultés soit scolaires, soit professionnelles.

A côté de la parution de cette étude, une campagne de communication a été présentée au grand public. Elle met en scène les humoristes Raphaël Mezrahi, Laurent Baffie et Chantal Ladesou, ainsi que l’animateur Michel Drucker, dans trois courtes vidéos.

Catégories
Actualités Actualités Santé

L’alcoolisme chez les proches est difficile à repérer

Alcoolisme

Pour sa dernière campagne réalisée pour Addict’Aide, l’agence de publicité BETC a choisit de prendre le problème de l’alcoolisme chez les jeunes sous un tout autre angle, celui de l’entourage. Parce qu’il n’est pas toujours de repérer la consommation excessive d’alcool chez quelqu’un de son entourage.

Le contexte : Louise est une jeune parisienne de 25 ans. Elle publie sur le réseau social Instagram des photos d’elle à la plage, en soirée, dans la nature. Jusqu’ici rien d’extraordinaire, sauf que la bouteille ou le verre d’alcool n’est jamais très loin.

Tel est le scénario imaginé par l’agence de publicité BETC pour Addict’Aide, un portail grand public de lutte contre les addictions créé en avril par le Fonds Actions Addictions.

Pour réaliser cette campagne, l’agence a créé un faux profil sous le nom de « Louise Delage », sous les traits d’une étudiante volontaire. La jeune femme est jolie et ses photos sont taguées de mots-clés populaires sur le réseau social.
Deux mois plus tard, le compte de « Louise Delage » est suivi par plus de 7 500 personnes et ses clichés ne récoltent pas moins de 50 000 « likes ».

A lire tous ces commentaires, des compliments pour la plupart,  » on pouvait croire que tout était normal », seulement ces internautes « sont passés à côté de l’essentiel: son alcoolisme », déplore Addict’Aide. Même si quelques commentaires ont tout de même relevé sa consommation importante d’alcool (« Est-ce qu’il vous arrive de boire de l’eau? ») ou soupçonnent l’opération de communication.

L’opération a ensuite été révélée via la publication d’une vidéo compilant toutes les photos de la jeune femme, mettant l’accent sur l’omniprésence de l’alcool dans sa vie sociale.

« Il est facile de passer à côté de l’addiction d’un proche », avertit cette campagne, qui invite « tous ceux qui se posent des questions sur leur consommation ou celle d’un proche » à consulter le portail Addict’Aide.

Le clip de Addict’Aide
La campagne sur Instagram.

Catégories
Actualités Actualités Santé

Santé : Irrésistible brocoli

Brocoli

Une équipe de chercheurs de l’Illinois confirment l’influence positive que peut avoir la consommation de brocoli sur la santé.

Déjà reconnu pour ses propriétés santé, le brocoli pourrait devenir un aliment encore plus bénéfique. En effet, les gènes du brocoli régissant ses composés phénoliques ont été identifiés.

Ces composés phénoliques offrent de nombreux bienfaits pour la santé du fait de leur concentration en flavonoïdes, qui circulent dans le corps via le système sanguin.

Ces derniers réduisent l’inflammation et le risque de maladie coronarienne, de diabète de type 2, d’asthme et d’autres types de cancers. Les gènes désormais connus, les chercheurs devraient s’attacher à modifier la culture du brocoli, afin d’optimiser ses bienfaits sanitaires.

De l’importance des composés phénoliques et des flavonoïdes

« Les composés phénoliques disposent d’une bonne activité antioxydante, et il existe de plus en plus de preuves que cette activité antioxydante affecte les voies biochimiques affiliées à l’inflammation chez les mammifères. Nous avons besoin de l’inflammation parce que c’est la réponse du corps en présence d’une maladie ou d’une blessure, mais elle est aussi associée au commencement d’un certain nombre de maladies dégénératives. Les personnes qui adoptent une alimentation qui intègre un certain niveau de ces composés verront baisser leur risque de contracter ces maladies », explique Jack Juvik, généticien à l’université de l’Illinois.

Le corps ne produit pas de flavonoïdes de manière autonome. Il est donc nécessaire de les prendre en considération en intégrant à son alimentation des légumes dits crucifères – brocolis, choux, navets – de manière régulière.

À noter que ces légumes gardent leurs propriétés, même cuits. Or, ces chercheurs ont découvert les gènes qui contrôlent l’accumulation des composés phénoliques du brocoli, et donc des flavonoïdes. Une importante découverte pour la culture de ce légume (et des autres crucifères).

Vers des super-brocoli ?

A propos de la possibilité d’un programme de culture spécifique qui permettrait de doper les niveaux de composés phénoliques, le professeur Juvik explique que « cela va prendre du temps ». Et d’ajouter que « ce travail est une étape dans cette direction, mais ce n’est pas la réponse finale. Nous prévoyons de prendre les gènes candidats que nous avons identifiés ici et de les utiliser lors d’un programme de culture pour améliorer la santé et les bienfaits de ces légumes. Pendant ce temps, nous devrons nous assurer que le rendement, l’apparence et le goût seront aussi maintenus ».

Les dernières recherches du professeur Juvik, parues ce mois-ci dans la revue Molecular Breeding, s’inscrivent dans la continuité de celles publiées en 2014 qui avaient débouché sur une nouvelle manière naturelle et abordable de produire du super-brocoli pouvant rester plus longtemps sur les étals.

Une autre variété de brocoli survitaminée est déjà disponible au Royaume-Uni. Appelé Beneforté, il a été développé par des chercheurs britanniques en recourant à des techniques de cultures conventionnelles. Ses concepteurs soulignent qu’il contient une dose supplémentaire de glucoraphanine, censé aider à réduire les risques de maladies cardiaques et certaines formes de cancer.

Catégories
Actualités Actualités Santé

Le jus de canneberge, nouvel antibiotique ?

canneberge

Déjà reconnue pour traiter les infections urinaires, la canneberge fait aujourd’hui l’objet d’une étude américaine et pourrait donner lieu à un nouvel antibiotique.

Des chercheurs du Worcester Polytechnic Institute aux Etats-Unis se sont penchés sur les propriétés anti-infectieuses de la canneberge. Pour mener cette étude, publiée dans la revue « Food and fonction », ils ont « fractionné » le jus de canneberge pour identifier ses différents composés chimiques à l’aide de techniques chimiques avancées.

Pourquoi la canneberge ? Ces flavonols luttent efficacement contre l’adhérence de la bactérie E.coli sur les cellules de l’organisme. Ainsi les chercheurs ont pensé à utiliser le petit fruit rouge comme composant d’un nouveau médicament antibactérien.

Ils ont donc isolé chacun des composants de son jus, pour repérer le plus agressif envers la bactérie E.coli, responsable de diverses infections. Ils ont introduit des cellules E.coli cultivées dans les échantillons de jus « fractionné ». C’est ensuite qu’ils ont observé la capacité des bactéries à rester accroché à la paroi.

Il s’avère que la classe des flavonols galactosides est la plus efficace, puisque fortement antiadhésive.

Aux yeux des chercheurs, ces molécules organiques, combinées avec une autre famille de flavonoïdes antibactériens – les pro-anthocyanidines, présents par exemple dans le chocolat ou le vin -, pourraient constituer un antibiotique efficace contre toute forme de maladies bactériennes.

Une excellente découverte pour les scientifiques à l’heure où la plupart des bactéries deviennent de plus en plus résistantes aux antibiotiques existants.

• 2 millions d’Américains sont infectés chaque année par des bactéries résistantes. 23 000 personnes en décèdent (chiffres du CDC, le centre américain pour la prévention et le contrôle des maladies).

• Selon les prévisions d’un rapport du gouvernement britannique, en 2050, 10 millions de personnes mourront chaque année dans le monde à cause d’une infection à bactéries résistantes aux antibiotiques.

Le saviez-vous ? La bactérie E.coli est naturellement présente dans la flore intestinale. Certaines souches sont cependant pathogènes et peuvent entraîner gastro-entérite, gastrites ou infections urinaires (cystites).

Catégories
Actualités Actualités Santé

Soins dentaires : pas plus de 8 plombages au mercure

Plombages au mercure

Il existe de multiples amalgames dentaires. Le plombage au mercure fait partie des plus économiques mais aussi des plus efficaces. Pour autant, il n’est pas dépourvu de tout danger. Selon une récente étude, le mercure devient toxique s’il compose plus de 8 plombages dans une même bouche.

Après l’analyse des données de 15 000 patients ayant subi des soins dentaires, les chercheurs ont observé chez eux un niveau plus élevé de mercure de méthyle, la forme la plus nocive du mercure. Ces travaux ont été publiés dans la revue Ecotoxicology and Environmental Safety.

Au-delà de 8 plombages, les taux de mercure s’envolent avec une augmentation de plus de 150 %. Un seuil à partir duquel l’exposition devient réellement néfaste pour la santé. Sachant qu’à des niveaux élevés, le métal lourd est toxique pour le cerveau, le cœur, les reins, les poumons et le système immunitaire.

En quelques chiffres, selon l’étude :

• 25 % des adultes reçoivent en moyenne 11 soins ou plus.
• La moyenne se situe à 3 plombages par adulte.
• En 1991, l’OMS annonçait que la plus grande source de mercure à laquelle la population s’exposait venait des amalgames dentaires.

Pour mesurer le taux de mercure dans l’organisme et juger de la qualité de nos mécanismes d’élimination, une prise de sang combinée à un échantillon de cheveux et d’urine est toute indiquée.

Des alternatives peu convaincantes

Le plombage au mercure est encore aujourd’hui considéré comme la meilleure obturation, sûre, antibactérienne et durable 30 ou 40 ans. Ainsi, le développement de nouveaux composants n’est pas parmi les principales priorités.
Il existe les résines composites dentaires. Le problème est que ces résines peuvent libérer de petites quantités de bisphénol A (BPA), un perturbateur endocrinien aux effets néfastes pour la santé. Il est interdit en France dans tous les contenants alimentaires commercialisés depuis janvier 2015.

Davantage de recherches sont nécessaires, notamment pour mieux cerner les effets de l’exposition au BPA à partir de ces matériaux à base de résine.