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Cancer du côlon : réduire les risques

Les légumes et les fibres pour lutter contre le cancer du côlon.

Chaque année, le cancer du côlon touche plusieurs dizaines de milliers de personnes, d’où la nécessité de le prévenir au maximum par un mode de vie sain et de se faire dépister le plus tôt possible. Voici les clés pour réduire le risque de développer un cancer du côlon.

Entretenez votre forme physique !

→ Bougez au minimum 30 à 60 minutes 3 à 4 fois par semaine.
Toutes les occasions sont bonnes.

– Allez au travail et faire les courses en marchant ou en vélo
– Laissez tout ce qui est ascenseur et escalators : prenez les escaliers
– Sans oublier les activités physiques de loisir

Bien entendu, sont à prendre en compte :

– toute contre-indication
– votre condition physique
– votre état de santé actuel
– vos conditions de vie

Adoptez une alimentation riche en fibres

• Les menus méditerranéens, composés de poissons, de fruits et de légumes sont à privilégier
• Les céréales complètes, pleines de fibres, avec un effet protecteur sur le côlon : pain complet, pâtes complètes, riz complet
• Les aliments riches en sélénium, un oligo-élément bénéfique que l’on retrouve principalement dans : la noix du brésil, le thon, les sardines, le saumon, la volaille et les oeufs
• Le pruneau, qui, selon une étude de 2015, modifierait le métabolisme et serait capable de réduire le risque de cancer du côlon.
• Les légumes comme les carottes, le chou vert, les épinards ou les abricots, riches en bétacarotènes et anticancérigènes.

Limitez la viande rouge, la charcuterie et l’alcool

La viande rouge et la charcuterie, aliments gras et acidifiants, peuvent créer des inflammations si elles sont consommées en trop grande quantité.

→ Il est recommandé d’en consommer moins de 500 grammes par semaine. Pour indication, un steak pèse entre 100 et 150 grammes.

Dans tous les cas, évitez les apports excessifs en calories, maintenez un poids stable.

Certains facteurs de risque de cancer du côlon sont liés :

– à la consommation d’alcool, de sel
– au tabagisme
– au surpoids
– à l’obésité

Faites vous dépister le plus tôt possible : à partir de 50 ans

Les deux techniques les plus fiables :

• Le test immunologique à domicile, remis par votre médecin généraliste ou votre gastro-entérologue, il va déceler toutes traces de sang dans les selles.
• La coloscopie est quant à elle un examen réalisé sous anesthésie générale qui va explorer la paroi du côlon et déceler d’éventuelles anomalies.

=> Les tests sont à faire tous les deux ans, et sont remboursés par la sécu.

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Tabac : Le tabagisme provoquerait les cancers du côlon, du rectum et de l’ovaire

Le tabac responsable de nombreux cancers.

Le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC) vient de publier ses évaluations sur les effets néfastes du tabagisme. Les cancers du rectum, du côlon et des ovaires s’ajoutent à la longue liste des pathologies favorisées par le tabagisme.

L’année dernière, le CIRC a réuni 30 experts venus de dix pays dans le but d’évaluer plusieurs cancérogènes liés aux habitudes personnelles et aux expositions ménagères.

Le constat est accablant :

• Il semble que « le tabagisme peut aussi être une cause de cancer du sein » et « un lien de causalité entre le tabagisme des parents et le cancer chez les enfants » a été établi.
En effet, les enfants qui sont nés de parents fumeurs présentent bien plus de risques de développer un hépatoblastome (cancer rare que l’on pense d’origine fœtale).
• Le tabagisme passif est classé cancérogène, provoquant le cancer du poumon. « On dispose maintenant d’un certain nombre d’indications d’un lien avec les cancers du larynx et du pharynx », indique le CIRC.
• Le CIRC avait déjà établi que l’usage du tabac par voie orale ou nasale (non fumé) provoquait le cancer de la cavité buccale et du pancréas. Aujourd’hui, « il existe des indications suffisantes pour son rôle dans le cancer de l’œsophage ».
Le CIRC souligne que « Le tabagisme est la principale cause de cancer dans le monde, et plus d’un milliard de personnes sont des fumeurs aujourd’hui ».

La liste est pourtant longue. Le tabagisme favorise l’apparition de nombreux cancers :

– de la cavité buccale
– de l’oropharynx
– du rhinopharynx et de l’hypopharynx
– de l’œsophage
– de l’estomac
– du côlon et du rectum
– du foie
– du pancréas
– de la cavité nasale
– du sinus paranasal
– du larynx
– du poumon
– du col de l’utérus
– de l’ovaire
– de la vessie
– du rein
– de l’uretère
– de la moelle osseuse

Le saviez-vous ? La consommation d’alcool peut entraîner le cancer de la cavité buccale, du pharynx, du larynx, de l’œsophage, du côlon, du rectum, du foie et du sein chez la femme. Le CIRC précise même qu’« il existe maintenant aussi des indications d’une association avec le cancer du pancréas »

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Les thérapies alternatives de soutien bénéfiques contre le cancer du sein

Le yoga a des effets positifs pendant et après le traitement du cancer du sein.

La méditation et le yoga ont des effets positifs pendant et après le traitement du cancer du sein.

Des chercheurs de l’université de Columbia ont analysé les thérapies psychocorporelles les plus efficaces à associer aux protocoles de soins, pour agir sur la qualité de vie des patients atteints d’un cancer du sein, et la diminution des effets indésirables provoqués par le traitement.

Parus dans A Cancer Journal for Clinicians (une publication de l’Association Américaine de Cancérologie), ces travaux démontrent que la méditation est la pratique de soutien la plus favorable à la réduction de l’anxiété et autres symptômes de dépression et également pour améliorer la qualité de la vie.

L’utilisation de la musicothérapie, du yoga et des massages seraient positive sur les mêmes symptômes, ainsi que sur les troubles de l’humeur. Le yoga et l’hypnose ont été jugés favorables à la diminution de la fatigue. D’une manière générale, le yoga est le plus efficace pour améliorer la qualité de vie, d’après les résultats de deux essais cliniques récents.

Shiatsu et acupuncture contre les effets secondaires

La pratique du shiatsu et de l’acupuncture est idéale pour lutter contre les effets secondaires (nausées et vomissements) engendrés par la chimiothérapie.

« L’utilisation ordinaire du yoga, de la méditation, des techniques de relaxation et la musicothérapie pour traiter les symptômes psychologiques montrent de grands bénéfices réels, explique Debu Tripathy, oncologue. Étant donné ces preuves et les risques peu élevés de ces disciplines, les médecins peuvent proposer ces thérapies comme partie intégrante des soins, particulièrement quand les symptômes ne sont pas bien contrôlés ».

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Des conseils pour déterminer le risque de cancer du côlon

Cancer du côlon

Le Dr Eric Vaillant, gastro-entérologue à Lille et président du comité d’organisation des « Côlon Days », décrit les symptômes et facteurs de risque devant faire l’objet d’un dépistage précoce, qui permet de guérir 9 cas sur 10.

Quels symptômes doivent alerter ?

Des maux de ventre, des troubles du transit, du sang dans les selles sont des signaux qui doivent alerter, surtout après 50 ans. Si ces troubles durent plus d’une semaine et ne concernent pas une maladie infectieuse comme une gastro-entérite ou une indigestion, il faut consulter. On peut en tant que patient demander à faire un examen de dépistage, la coloscopie.

Qui sont les personnes les plus fréquemment concernées ?

Les personnes âgées de 50 à 74 ans (17 millions de Français) sont invitées à pratiquer un dépistage tous les deux ans, symptômes ou non. Hormis l’âge, on doit prendre en compte le critère héréditaire. Le risque devient élevé quand on a un parent ou grand-parent qui a eu un cancer colorectal. Dans ces cas de figure, le dépistage est recommandé 10 ans avant l’âge du parent diagnostiqué. Les personnes qui ont déjà eu un cancer du côlon ou des polypes (liaisons pré-cancéreuses) doivent être contrôlées tous les 3 à 5 ans. Les maladies chroniques inflammatoires (Crohn, rectocolite hémorragique) constituent aussi un facteur de risque.

Le mode de vie peut-il jouer dans le déclenchement du cancer colorectal ?

Oui. Un homme de 68 ans, plutôt sédentaire, qui a pris 15-20 kg ces dernières années, qui mange beaucoup de charcuterie et peu de fibres, est par exemple une personne à risque. L’alcool, le tabac et le diabète sont aussi des facteurs de risque. Globalement, les hommes sont davantage concernés par ce type de cancer.

Pourquoi, selon vous, seuls 30 % des plus de 50 ans se font diagnostiquer ?

Faire des examens quand on n’a rien du tout n’est pas une démarche qui est rentrée dans les mœurs. Le manque de symptômes apparents fait que l’on banalise cette maladie. La coloscopie est un examen qui a tendance à faire peur, du fait de l’anesthésie générale. La crainte que l’on trouve quelque chose joue également sur le fait de ne pas passer à l’acte. Pourtant, la coloscopie est préventive, elle permet d’identifier des polypes bien avant l’apparition d’un cancer.

Jusqu’à quel âge doit-on continuer à se faire diagnostiquer ?

Le dépistage est préconisé entre 50 et 74 ans mais c’est une erreur de ne pas être dépisté après 75 ans. On sait qu’après 85 ans, le cancer du côlon est la première cause de mortalité. Le cancer colorectal, qui touche le colon et le rectum, concerne chaque année en France 43 000 personnes, dont environ 19 500 femmes et 23 500 hommes. Troisième cancer le plus fréquent, il est pourtant le deuxième en termes de décès avec 18 000 morts par an.

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Un nouveau rapport sur les cancers en France paru sous forme interactive

Cancer en France

L’Institut national du Cancer (INCa) publie la 9e édition du rapport annuel « Les cancers en France », présentée pour la première fois sous forme interactive.

Ce rapport qui peut être consulté sur tablette, rappelle que l’on peut éviter 40 % des cancers en adoptant un meilleur mode de vie (ne pas fumer, bouger plus, éviter l’alcool, manger mieux). En effet, 20 à 25 % des cancers sont causés par ce que l’on appelle les facteurs « nutritionnels », qui désignent les facteurs alimentaires qui augmentent le risque de cancers :

• Consommation d’alcool,
• Excès de viande et de charcuteries,
• Faible consommation de fruits, légumes et fibres,
• Surpoids et obésité.

Le manque d’activité physique est aussi associé à une augmentation du risque de cancer. Après le tabac, la consommation d’alcool est la 2e cause de cancer en France. Chaque année, 15.000 personnes meurent à cause de la consommation d’alcool, et 45.000 à cause du tabac.

Pour la première fois, le nouveau rapport contient des données sur des cas ayant survécu au cancer, quinze ans après le diagnostic de la maladie, a expliqué le Dr Philippe-Jean Bousquet de l’INCa. Il propose aussi une cartographie départementale de la fréquence et de la mortalité des cancers.

Le nombre de cas qui survivent au cancer du poumon est faible. En France métropolitaine, la survie du cancer du poumon, 15 ans après le diagnostic, est entre 5 % et 14 % (en fonction de l’âge), chez les moins de 75 ans diagnostiqués entre 1989 et 1998. Concernant le cancer du sein, la survie 15 ans après le diagnostic, varie de 65 % (pour les personnes âgées de 65 à 74 ans) à 76 % (pour les 45-54 ans). Pour le mélanome, selon l’âge du malade, elle varie de 71 % à 84 %.

Jusqu’à 10 % des cancers seraient causés par des facteurs environnementaux

Entre 5 à 10 % des cancers surviendraient à cause de facteurs environnementaux : agents physiques, chimiques ou biologiques présents dans l’atmosphère, les sols, l’eau etc.
Selon l’INCa, en 2015, les nouveaux cancers diagnostiqués s’élevaient au nombre de 384.442, soit 210.082 chez les hommes, et 173.560 chez les femmes. Toujours en 2015, le cancer du sein était le plus répandu chez les femmes, avec un nombre de nouveaux cas estimé à 54.062, devant le cancer colorectal (19.531 cas) et le cancer du poumon (14.821 cas).

Chez les hommes :

• Le cancer de la prostate est le plus commun : 53.912 cas estimés en 2011,
• Devant le cancer du poumon : 30.401 cas en 2015,
• Et le cancer colorectal : 23.535 cas.

Le rapport traite de la recherche, des soins, et de la vie pendant et après la maladie, des aspects qui doivent encore être perfectionnés. Près de 18 % des personnes ont qualifié l’annonce du diagnostic « trop brutale ».

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Manger des fruits à coque permet de diminuer de plus de 40 % le risque de récidive du cancer du côlon

Manger des fruits à coque permet de diminuer le risque de récidive du cancer du côlon.

Selon une étude parue le mercredi 17 mai 2017, consommer régulièrement des fruits à coque (amandes ou noix) permettrait de réduire de plus de 40 % le risque de résurgence du cancer colorectal.

Le Dr Temidayo Fadelu, un clinicien de l’Institut du cancer Dana Farber à Boston et principal auteur de l’étude, a voulu savoir si les bienfaits de la consommation des fruits à coque, déjà connus pour le diabète et les maladies cardiovasculaires, s’étendaient au cancer colorectal.

L’étude a été faite sur 826 patients qui avaient été auparavant traités pour une tumeur du gros intestin, qui ne s’est pas étendue à d’autres organes. Les participants qui ont consommé au moins 56 grammes de fruits à coque par semaine ont vu leur risque de mortalité prématurée diminuer de 57 %, en comparaison à un groupe témoin.

Il reste à comprendre le processus protecteur des fruits à coques, a ajouté le scientifique.

Le traitement du cancer colorectal consiste le plus souvent à faire des séances de chimiothérapie, ou à l’ablation chirurgicale de la tumeur. Les personnes souffrant d’un cancer colorectal avancé (et qui ne s’est pas étendu aux autres organes vitaux), ont jusqu’à 70 % de chance de survivre trois ans après le traitement.

Tous les fruits à coque n’ont cependant pas les mêmes vertus. En effet, l’étude n’a démontré aucun bienfait à consommer des cacahuètes, légumes qui ont une composition métabolique différente que celle des fruits à coque.

Les résultats seront présentés à la conférence annuelle de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), plus grand colloque mondial sur le cancer, qui se tiendra début juin 2017, à Chicago.

Maintenir une bonne hygiène de vie est nécessaire pendant un cancer

« Des habitudes alimentaires saines peuvent souvent passer au second plan pendant un traitement anti-cancéreux mais cette recherche montre que le fait tout simple de manger des fruits à coque peut faire une différence dans la survie à long terme des patients », a déclaré le cardiologue Daniel Hayes, président de l’ASCO.

« Cette étude conforte l’idée qu’un changement de régime alimentaire et l’activité physique peuvent faire une différence », a ajouté le Dr Fadelu.

Une autre étude (qui sera elle aussi présentée au colloque de Chicago), menée sur 992 patients atteints d’un cancer non métastatique du côlon, a révélé que les personnes qui maintiennent une bonne hygiène de vie (alimentation méditerranéenne, exercice, etc.) après un traitement post-opératoire, réduisent de 42 % le risque de récidive du cancer et donc leur mortalité prématurée.

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Une augmentation de 13% en 20 ans des cancers infantiles, selon l’OMS

Hôpital pour les enfants

Selon une étude de l’OMS parue mercredi 12 avril 2017, le nombre de cancers chez les enfants dans les années 2000 a augmenté de 13% par rapport à dans les années 1980. Cette hausse est attribuée à une meilleure détection mais aussi aux facteurs environnementaux.

Cette étude internationale de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) coordonnée par le Centre international de recherches contre le cancer (CIRC), a évalué qu’entre 2001 et 2010, l’incidence des cancers chez les enfants de moins de 14 ans a été de 140 cas pour 1 million d’enfants par an. L’étude qui a analysé environ 300.000 cas diagnostiqués dans 62 pays, précise que le cancer le plus répandu dans cette tranche d’âge est la leucémie (presque un tiers des cas), suivie par les tumeurs du système nerveux central (20%) et les lymphomes. « Une partie de cette augmentation peut être due à une meilleure détection ou plus précoce de ces cancers », a indiqué le CIRC.

Mais l’augmentation de l’incidence des cancers pédiatriques pourrait aussi être due à « des facteurs extérieurs, tels que des infections ou certains polluants présents dans l’environnement », ajoute l’agence de recherche.

Une fréquence plus élevée chez les adolescents

L’étude publiée dans la revue britannique « The Lancet Oncology » a ajouté que chez les adolescents (15-19 ans), le nombre des cancers est estimé à 185 cas pour un million de personnes chaque année. Le lymphome est alors le plus fréquent (23% des cas), devant les carcinomes et les mélanomes (cancers de la peau, 21%). Le CIRC a souligné que les chiffres observés sont probablement encore sous-estimés, en particulier dans les pays à faible revenus, du fait de la sous-déclaration des cas de cancer et du manque d’équipements de diagnostic.
« Le cancer est une cause significative de décès chez les enfants et les adolescents, en dépit de son occurrence relativement rare avant l’âge de 20 ans », a expliqué Christopher Wild, directeur du CIRC. Il espère que les données de cette étude aideront « à sensibiliser, à mieux comprendre et mieux combattre ce domaine négligé de la santé au début de la vie ».

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Les télomères peuvent prédire le risque de cancer

 Les télomères peuvent prédire le risque de cancer

Les télomères, ou extrémités des chromosomes, pourraient prédire le risque de cancer selon des recherches menées par l’Université de Pittsburgh aux Etats-Unis et l’Université de Singapour.

Ces petits capuchons qui recouvrent les extrémités des chromosomes, les télomères, du grec telos (fin) et meros (partie), sont impliqués dans le vieillissement et les pathologies liées à l’âge. Plus longues que prévues, ces extrémités seraient donc liées à un risque de cancer selon l’étude réalisée par les deux universités, présentée au congrès de l’Association américaine pour la recherche sur le cancer (AACR) à Washington le lundi 3 avril 2017.

Pour les besoins de l’enquête, ce sont plus de 28 000 patients chinois qui ont été suivis depuis 1993. Ils ont été répartis en 5 groupes suivant la longueur de leurs télomères. Parmi eux, 4 060 participants avaient contracté un cancer à partir de la fin de l’année 2015.

Grâce à des échantillons sanguins, les scientifiques ont découvert que les personnes qui avaient les télomères les plus longs courraient plus de risque d’avoir un cancer à hauteur de 33 %, par rapport à celles qui avaient les plus courts.

Les participants ayant des télomères plus longs risquent :

• Un cancer de la vessie à 117 %,
• Une leucémie à 68 %,
• Un cancer du poumon à 66 %,
• Un cancer de l’estomac à 55 %,
• Un cancer de la prostate à 55 %,
• Un cancer du sein à 39 %,
• Et un cancer colorectal à 37 %.

D’après les résultats de l’étude, c’est le cancer du pancréas qui est le plus lié à la longueur des télomères. A l’inverse, les patients qui ont des télomères plus longs que les autres ont moins de risque d’avoir un cancer du foie.

Les sujets ayant des télomères plus courts risquent eux aussi des cancers :

• Leucémie à 115 %,
• Cancer de la vessie à 72 %,
• Et cancer de l’estomac à 63 %, par rapport au groupe se situant au milieu de la courbe.

Grâce à ces travaux, les chercheurs espèrent qu’un suivi plus rapproché des personnes à risque sera mis en place, ainsi que des mesures de prévention ciblant notamment le mode de vie, et ce afin de préserver les télomères qui sont associés à la survie des cellules.

Selon le prix Nobel de Médecine, Catherine Blackburn, qui est à l’origine de la découverte de l’effet protecteur des télomères sur l’ADN, plusieurs éléments jouent contre « l’effet télomère » :

• Stress,
• Manque d’activité physique,
• Choix alimentaires,
• Pensées négatives,
• Conflits,
• Exposition aux produits toxiques.

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Une étude prouve que le soja réduit le risque de mortalité du cancer du sein de 21 %

Soja

Le cancer du sein est le plus fréquent chez la femme, avec environ 50 000 nouveaux cas invasifs par an en France. La maladie, que l’on guérit dans 9 cas sur 10 lorsqu’elle est dépistée à un stade précoce, cause malgré tout près de 12 000 décès par an en France. La revue « Cancer » de l’American Cancer Society a récemment publié une nouvelle étude encourageant les femmes souffrant d’un cancer du sein à consommer du soja, afin d’augmenter leurs chances de survie.

Après la publication de plusieurs études controversées sur le sujet, affirmant que ces composés phyto-oestrogènes pouvaient réduire l’efficacité des hormonothérapies et accroître les cellules cancéreuses, les chercheurs ont voulu vérifier si le soja pouvait réduire le risque de mortalité chez les femmes touchées par la maladie.

En effet, les isoflavones contenues dans le soja, qui sont capables de mimer l’action des œstrogènes, peuvent également améliorer le pronostic vital des femmes atteintes d’une forme agressive de cancer du sein, conclut une étude américaine menée par l’université Tufts, dans le Massachusetts.

Sur les 6 235 femmes Américaines et Canadiennes suivies durant les 9 ans de l’étude, celles qui ont consommé de grandes quantités de soja via leur alimentation ont vu leur risque de mortalité chuté de 21 % par rapport aux participantes en consommant de plus petites proportions.

De meilleures chances de survie

Les femmes affectées par des tumeurs dites non hormonosensibles sont la majorité pour laquelle le soja a un effet protecteur, ainsi que les patientes non traitées par hormonothérapies (visant à bloquer l’effet des œstrogènes), de manière plus faible mais significative.

Environ 20 % des cas de cancer du sein concernent des cancers dits non hormono-dépendants. Plus agressifs que les formes hormono-dépendantes, leur taux de survie est inférieur. Contrairement à de précédentes études, une consommation importante de soja n’a pas été associée à une mortalité plus élevée chez des femmes bénéficiant d’hormonothérapies.

Pour augmenter les chances de survie, les chercheurs préconisent donc aux femmes de :

• Consommer du soja,
• Pratiquer une activité physique régulière,
• Adopter une alimentation équilibrée et une consommation d’alcool restreinte,
• Arrêter de fumer,
• Gérer son stress.

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Des avancées pour diagnostiquer les formes les plus rares de cancer chez l’enfant

Enfant qui a un cancer

Bien que le cancer demeure une maladie rare chez l’enfant, elle est la première cause de décès après les accidents. Parmi les formes les plus courantes qui touchent cette population, l’on dénombre les leucémies, les lymphomes, les tumeurs cérébrales et embryonnaires (néphroblastome, neuroblastome). Focus sur les dernières avancées en matière de diagnostics.

Pour rappel, les tumeurs malignes détectées chez les enfants ne sont pas de la même nature que celles des adultes. Surtout, elles ne se traitent pas de la même façon.

Pourtant, peu de recherches sont effectuées autour de cette maladie qui touche pourtant 1 800 enfants et 700 jeunes de 15 à 19 ans chaque année en France. 500 en meurent chaque année.

Affiner le diagnostic grâce à des tests moléculaires

A l’heure actuelle, il existe trois principaux traitements en fonction de la nature du cancer : chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie. Ces techniques permettent de guérir 75 à 80 % des cas, et ce dans les pays à revenu élevé. Toutefois, ces traitements peuvent entraîner des séquelles et autres effets secondaires, pouvant interférer sur l’avenir des jeunes patients, notamment sur leur fertilité.

Selon Gaëlle Pierron, la responsable adjointe de l’unité de génétique somatique de l’institut Curie, « Si les cellules cancéreuses prolifèrent dans l’organisme, c’est que les systèmes de détection ou de destruction ne les ont pas repérés comme étant anormales. C’est encore plus vrai chez l’enfant : les cellules cancéreuses qui se multiplient très rapidement ressemblent fort à leurs cellules normales, en pleine croissance ».

Le principal défi que la médecine rencontre actuellement est de mettre au point des diagnostics efficaces à spectre large.

Une piste s’ouvre vers le diagnostic moléculaire. Grâce à lui, les médecins seraient capables d’identifier une tumeur avant l’âge d’un an. Les tests moléculaires innovants, qui reposent sur un séquençage et une analyse du génome, visent à identifier d’éventuelles mutations génétiques dans les tumeurs des enfants.

La prise de sang comme diagnostic : la solution ?

Selon les chercheurs en cancérologie, des fragments de l’ADN d’une tumeur peuvent se retrouver dans la circulation sanguine, et ce dès son apparition. Le cancer peut alors être identifié grâce à son ADN tumoral circulant, et ce à partir d’une simple prise de sang.

Une étude française vient d’être lancée sur le sujet, afin d’établir la faisabilité d’un diagnostic moléculaire chez des enfants atteints de tumeurs rénales à partir de ces « biopsies sanguines ».

Ces nouveaux outils devraient engendrer des essais cliniques pour tester d’autres traitements qui ont fait leurs preuves dans d’autres cancers présentant des anomalies moléculaires similaires.