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Nouvelle campagne de distribution de comprimés d’iode pour les populations proches des centrales nucléaires

Iode

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) vient de lancer une campagne de distribution de comprimés d’iode aux populations habitant dans un rayon de 10 km autour de sites nucléaires. Cela concerne près de 400 000 foyers répartis sur 500 communes.

Organisée par l’ASN en collaboration avec les différents acteurs concernés — les pouvoirs publics, notamment les ministères de l’Intérieur et de la Santé, l’opérateur EDF, les maires et élus locaux, des représentants des pharmaciens et des médecins, ainsi que les CLI —, cette campagne est la cinquième du genre en France, initiée en 1997. La dernière date de 2009 (sachant qu’un comprimé a une durée de validité de 7 ans). Les frais de cette campagne sont à la charge d’EDF.
Près de cinq ans après la catastrophe de Fukushima, « on sait qu’un accident nucléaire est possible en France, même si ce n’est pas quelque chose de probable, loin de là », déclare M. Delmestre.

Des comprimés d’iode, pourquoi ?

En cas d’accident nucléaire, ingérer de l’iode stable est un moyen simple et efficace de protéger la thyroïde contre les effets de l’iode radioactif qui pourrait être rejeté dans l’environnement et qui est susceptible d’entraîner des cancers.

« Il ne s’agira pas seulement d’une campagne de distribution d’iode, mais aussi d’une campagne d’information sur le risque nucléaire », déclare Alain Delmestre, directeur général adjoint de l’ASN et chargé du comité de pilotage de la campagne.
« Ce que l’on souhaite, c’est pouvoir faire progresser la conscience du risque dans l’opinion publique, en tout cas pour les populations qui vivent à côté des centrales nucléaires. Il y a des choses à faire, il y a des choses à connaître et il y a des principes à mettre en place », ajoute-t-il.

Les personnes concernées : Toutes personnes et collectivités se trouvant dans un rayon de 10 kilomètres autour des 19 sites nucléaires d’EDF. Soit environ 400 000 foyers, 2 000 établissements publics, répartis sur 500 communes.

Et les autres ? Pas de panique, en cas de pépin, il existe d’autres stocks départementaux qui pourraient être acheminés aux populations.

Déroulement des opérations :

— Les populations concernées sont invitées par courrier à venir retirer les boîtes de comprimés d’iode en pharmacie. Si les gens ne se déplacent pas, ils les recevront par la poste dans les mois qui suivent.
— En relation avec les maires et les commissions locales (CLI), les pouvoirs publics vont organiser des réunions pour permettre d’échanger avec les populations.

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AVC : Le régime méditerranéen en réduit les risques

Régime méditerranéen pour réduire le risque d'AVC.

Bien que l’impact d’une alimentation moins saine soit moindre comparé à ce que les scientifiques pensaient à l’origine, il reste néanmoins supérieur à celui du régime méditerranéen dont les bienfaits semblent réels sur la santé cardiovasculaire. Manger plus d’aliments issus de ce régime réduirait les risques de crises cardiaques.

De précédentes études ont déjà mis en avant les bienfaits du régime méditerranéen sur la santé, réduisant notamment les risques de cancer, de maladies cardiovasculaires, mais aussi de Parkinson et d’Alzheimer. Pour cause, ce régime est majoritairement à base de fruits et légumes.

Menée par une équipe de chercheurs néo-zélandais, cette nouvelle étude s’est intéressée à 15 482 personnes de 39 pays différents, âgées en moyenne de 67 ans, et atteintes de maladies coronaires artérielles stabilisées.

Un questionnaire leur a été soumis sur leurs habitudes de vie et leur alimentation, notant ainsi leur consommation hebdomadaire de viande, de poisson, de produits laitiers, de céréales complètes ou raffinées, de fruits, de légumes (en excluant les pommes de terre), tous inclus dans le régime méditerranéen. Idem pour les aliments moins sains (estampillés « occidentaux ») comme les desserts, les sucreries, les boissons sucrées, les produits frits et l’alcool.

Leurs résultats ont été traduits sous forme d’évaluations chiffrées allant de 0 à 24. Les personnes qui consommaient plus d’aliments sains enregistraient un meilleur score dans l’évaluation du « régime méditerranéen » et celles qui plébiscitaient plus les aliments gras et sucrés enregistraient plus de points dans leur évaluation du « régime dit occidental ».

4 ans plus tard, les chercheurs ont revu les participants pour comparer l’évolution de leur santé en lien avec leur alimentation. Ils ont ainsi pu noter s’ils avaient souffert d’un grave épisode cardiovasculaire (crise cardiaque ou accident vasculaire cérébral), et si ces atteintes leur avaient été fatales.

→ Plus les participants ont un bon score dans l’évaluation du « régime méditerranéen », plus les risques de grave épisode cardiovasculaire diminuent. Ces accidents sont apparus :

• Chez 10,8 % des volontaires dont le score est inférieur ou égal à 12.
• Chez 10,5 % de ceux dont le score était compris entre 12 et 14.
• Et seulement chez 7,3 % des patients dont le score était supérieur à 15.

Des résultats qui se sont vérifiés dans tous les pays où a été réalisée l’étude.

Néanmoins, en analysant tous ces résultats, les chercheurs ont remarqué que l’ajout d’aliments sains dans l’alimentation semblait plus important que le fait d’éviter les aliments moins sains.

Ils précisent qu’il ne s’agit pas non plus de se jeter sur les aliments gras ou trop sucrés. Ils encouragent de toute façon la consommation de « certains aliments, notamment les fruits et légumes, qui semblent faire baisser le risque de crise cardiaque et d’AVC ».

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Tendance : les soins antistress, la nouvelle solution zen

soins_antistress

Sauna japonais, caisson de flottaison, janzu… les soins antistress procurent un lâcher-prise absolu en débranchant le cerveau. Voici notre petite sélection.

Le sauna japonais, véritable bain de soleil

La chaleur qu’il diffuse est sèche comme celle d’un sauna classique. Elle est générée par des infrarouges qui permettent au corps de transpirer en profondeur. Sans les UV, la chaleur s’intensifie au fil de la séance qui dure une heure. Le corps transpire comme pendant une séance de sport très soutenue. On en ressort détendu et plus léger (jusqu’à moins 600 calories).

→ A partir de 35 euros la séance.

Le caisson de flottaison, méditer en apesanteur

Mis au point aux États-Unis dans les années 50, le principe du caisson cocon est d’explorer un état méditatif en flottant dans une eau saturée en sels de magnésium. L’immersion totale nous recentre sur nous-mêmes et nos sensations. Plusieurs instituts de beauté ou des lieux dédiés à la technique proposent cette expérience.

→ Entre 30 et 80 euros.

Le Janzu, une invitation au voyage

« Rivière pacifique » en chinois, le janzu est une technique de soin initiée par le Mexicain Juan Villatoro, qui s’inspire des techniques chamaniques de régression. Il s’apparente à une danse aquatique où la détente est le maître-mot. Laissez-vous guider par un praticien à des mouvements doux, des étirements et quelques points de pression pour activer l’énergie. Ce soin est très efficace contre les douleurs et les raideurs musculaires, mais aussi contre les migraines, les symptômes liés au stress, les troubles du sommeil et la phobie de l’eau. Il est recommandé aux femmes enceintes, notamment pour éliminer les tensions musculaires.

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Maladie de Lyme : annonce d’un plan d’action national

Maladie de Lyme

Chaque année, environ 27 000 personnes sont touchées par la maladie de Lyme, due à la borréliose, une bactérie transportée par les tiques qui la transmettent à l’homme en le mordant. Un plan d’action national vient d’être annoncé par le ministère de la santé.

Ce plan aura pour but de « renforcer la prévention de la maladie, consolider son diagnostic, améliorer la prise en charge des personnes qui en sont atteintes et associer l’ensemble des parties prenantes dans ce combat ».

Il répond notamment aux inquiétudes exprimées par les associations de patients qui dénoncent entre autres le manque de fiabilité des tests de diagnostic.

250 dépôts de plaintes

250 patients s’apprêtent à déposer plainte sous forme d’action groupée contre des laboratoires pharmaceutiques auxquels ils reprochent la commercialisation de tests de dépistage dont le diagnostic n’est pas fiable.

Basés sur un prélèvement sanguin, les tests visés type «Elisa » sont produits par une demi-douzaine de laboratoires, notamment BioMérieux et Diasorin.
Ils résultent d’un consensus de soins établi par les autorités sanitaires en 2006, sur la base de directives américaines valables pour des souches américaines transmises par les tiques.

« Des conséquences neurologiques graves »

Marie-Claude Perrin, présidente de LSF et elle-même atteinte de la maladie, explique que « plus Lyme est détectée tôt, plus ses effets sont jugulés. En revanche, si on laisse la maladie évoluer, les pathologies peuvent être particulièrement invalidantes ».

Avant d’ajouter que « quand on n’a pas la chance d’être correctement diagnostiqué, ce sont des années d’errance médicale, cela peut être aussi un naufrage économique quand on travaille dans le privé et que l’on est contraint d’arrêter son activité professionnelle ».

Détectée trop tardivement, la maladie de Lyme pour laquelle il n’existe aucun vaccin peut avoir des conséquences neurologiques graves pour les malades.

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Une vulnérabilité croissante des enfants face aux maladies du foie

Maladies du foie chez les enfants

250 spécialistes français et américains du foie, réunis en congrès à l’Institut Pasteur de Paris, alertent quant à l’augmentation des maladies du foie chez l’enfant.

La cirrhose du foie n’est désormais plus réservée aux buveurs invétérés. Et pour cause, 250 hépatologues voient apparaître de plus en plus de précirrhoses avec lésions cellulaires – les « Nash » – chez certains enfants en surpoids. Ces maladies, qui n’étaient jusqu’à présent observées que chez les malades alcooliques, concernent désormais 3 à 11% des enfants occidentaux. Sodas et sodas light, régime riche en graisses saturées et en cholestérol et pauvre en graisses insaturées, en fibre et en vitamines C et E. Voici le tableau alimentaire qui fait bondir les spécialistes.

D’un excès de sucre et de gras à une stéatohépatite non alcoolique

Dans les cabinets de ces médecins, un nombre croissant d’enfants en bas âge déclenche une maladie du foie, appelée stéatohépatite non alcoolique ou « Nash », favorisée par les excès de sucre et de matières grasses saturées. La stéatose correspond à une accumulation d’acides gras sous forme de triglycérides dans le foie et la stéatohépatite non alcoolique, quant à elle, est susceptible d’évoluer en silence vers une cirrhose et/ou un cancer du foie.

Lutter contre les facteurs risque

Il y a donc urgence à renverser cette tendance qui progresse parallèlement à l’augmentation du surpoids, de l’obésité et du diabète dans le monde : trois facteurs risque de développer une stéatose précoce. 46% des enfants et adolescents sont en surpoids ou obèses dans les pays occidentaux. Les États-Unis comptent 17% d’enfants obèses, la Chine près de 25% et l’Europe près de 33%.

Le professeur Lawrence Serfaty, organisateur du congrès sur la « Nash », insiste sur la nécessité d’une meilleure compréhension des facteurs risque et des mécanismes de l’atteinte du foie, qui devrait permettre d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Parallèlement, il est urgent de renforcer l’information et la prévention des risques de stéatose métabolique auprès des enfants et de leurs parents ».

L’hypothèse du microbiote intestinal

Ce deuxième congrès franco-américain est l’occasion pour les spécialistes de présenter une nouvelle hypothèse qui expliquerait les atteintes hépatiques observées chez des enfants obèses : le microbiote intestinal serait à l’origine d’une production endogène d’alcool qui pourrait également jouer un rôle. Selon un rapport de l’Unité européenne de gastroentérologie (UEG), 20 à 30% des jeunes Européens obèses seraient aussi touchés par des maladies inflammatoires de l’intestin.

De la nécessité de remédier à ce fléau

Les médecins, dans l’optique de faire régresser la stéatose hépatique et la Nash conseillent de perdre du poids, d’éviter certains aliments (graisses saturées, fructose…) et d’augmenter son activité physique. Mais ces mesures ne sont efficaces qu’à condition d’être suivies. Actuellement, il n’existe aucun traitement spécifique validé pour cette maladie. Plusieurs essais thérapeutiques évaluant de nouvelles molécules potentiellement efficaces dans la Nash sont en cours chez l’adulte, et débutent chez l’enfant. Les seuls traitements actuels consistent à mieux équilibrer le diabète lorsqu’il existe et corriger une hyperlipidémie.

Pour consulter le programme du congrès : www.paris-nash-symposium.org

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Plus on est fatigués, moins le café n’a d’effet

Homme qui est en train de boire du café pour lutter contre la fatigue.

Le café ne serait finalement pas la solution à tous nos coups de fatigue. Pour cause, la caféine n’agirait plus après 3 nuits de 5 heures. C’est en tout cas ce qu’affirme une récente étude américaine.

Pour beaucoup, le café est l’allié incontournable des matins difficiles, et pas seulement. Pour autant, cette étude, publiée dans le journal de l’American Academy of Sleep Medicine, pourrait bien désacraliser le « petit noir ».

Les chercheurs ont suivi 48 personnes en bonne santé, les invitant à dormir 5 heures par nuit pendant 5 jours. Certains ont bu du café pendant la journée tandis que d’autres ont reçu un placebo.

Si durant les deux premiers jours, la caféine a significativement amélioré toutes les fonctions cognitives, les trois derniers jours ont quant à eux enregistré un déficit de sommeil.

→ Il suffirait de 3 courtes nuits pour inhiber les effets énergisants de 200mg de caféine.

Recommandation de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) : La consommation quotidienne de caféine ne doit pas dépasser les 400 milligrammes pour un adulte. 400mg = 4 expressos.

Le saviez-vous ? En France, le café est la boisson la plus consommée, derrière l’eau. Les Français en boivent en moyenne une tasse et demie quotidiennement, soit 5,8 kg par an. Le pays est d’ailleurs au 8e rang mondial en terme de consommation de café (la Finlande est N°1).

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Entretenez votre cerveau avec le sport et le mental

Seniors

On ne parle jamais assez des bénéfices de l’exercice physique et de l’entrainement mental pour la bonne santé du cerveau. Mais ces deux approches ont-t-elles les mêmes effets sur le cerveau ? Selon une étude américaine, le fitness encouragerait la mémoire tandis que l’entraînement mental favoriserait les fonctions cognitives.

De précédentes études ont montré que l’exercice aérobie (marche, natation, jogging…) était un moyen de prévention efficace contre les effets neurologiques liés à l’âge.
Pour autant, les chercheurs américains de l’université du Texas démontrent dans cette nouvelle étude, publiée dans la revue « Frontiers in Human Neuroscience », que :

• L’activité physique, à elle seule, ne suffit pas à prendre soin du cerveau, car son rôle ne jouerait positivement que sur la mémoire.
• L’entraînement cérébral régulier lui stimulerait davantage les fonctions cognitives comme la prise de décision ou la capacité de synthèse et la mise en perspective.

Pour les besoins de l’étude, les chercheurs ont séparé 36 adultes âgés de 56 à 65 ans en deux groupes distincts.

→ Le premier s’est adonné à différents types d’exercices physiques – dont la marche rapide et le vélo – accompagnés de 5 minutes d’échauffement et de récupération, à raison de trois heures par semaine durant trois mois.

→ Le deuxième groupe, quant à lui, a suivi, sur la même période et au même rythme, un programme d’entraînement cérébral faisant travailler la capacité d’attention, de synthèse, de raisonnement et de prise de décisions.

Les chercheurs ont ensuite évalué l’afflux sanguin dans le cerveau des participants en début et en fin d’étude, grâce à l’IRM.

Ils ont alors observé 8% d’afflux sanguin en plus chez les volontaires du 2e groupe (entrainement cérébral). Selon le docteur Mark d’Esposito, professeur de neuroscience et co-auteur de l’étude, « nous pouvons perdre 1 à 2 % de flux sanguin cérébral tous les 10 ans, et ce dès l’âge de 20 ans. Ce gain de 8% chez les personnes du deuxième groupe prouve à quel point on peut récupérer des années de déclin cognitif puisque le flux sanguin est lié avec la santé neuronale ».

Pour les chercheurs, le fait de rester concentré sur un objectif et exercer des tâches de raisonnement crée une plasticité neuronale, contrairement au sport.

Mais le sport n’est pas à délaisser pour autant, puisqu’il semble stimuler l’afflux sanguin au niveau de l’hippocampe, la zone du cerveau liée à la mémoire, particulièrement fragile au vieillissement et à la démence.

→ En conclusion, les deux approches psychiques et corporelles sont essentielles pour booster la bonne santé de son cerveau en vieillissant.

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Tiers payant étendu pour tous : késako ?

Tiers payant

Avec la mise en place du tiers payant pour tous, les femmes enceintes et les patients atteints d’une affection de longue durée (ALD) n’ont désormais plus à avancer les frais médicaux.

Quels sont les changements pour les 15 millions de personnes concernées ? Quand pourra y prétendre le reste de la population ? Dans quelles limites ?

Qu’est-ce que le tiers payant ?

C’est lorsque l’on n’a plus à avancer les frais d’une consultation. Exemple : une visite chez le médecin généraliste coûte au patient 23 euros. 15,10 euros sont alors remboursés par la sécurité sociale, et 6,90 euros par la mutuelle. Il reste simplement une participation forfaitaire de 1 euro à sa charge.
Le tiers payant assure quant à lui la rémunération directe du médecin par l’Assurance maladie et les complémentaires santé. A terme, la participation forfaitaire sera, elle, prélevée directement sur le compte bancaire du patient ou payée en ligne.

Où s’applique-t-il ?

Il s’applique déjà dans les pharmacies, les laboratoires de biologie, à l’hôpital, mais aussi dans les cabinets libéraux aux bénéficiaires de la CMU-C (couverture maladie universelle complémentaire) et, depuis juillet 2015, à ceux de l’ACS (aide à l’acquisition d’une complémentaire santé).

Des changements concrets ?

Les professionnels de santé appliqueront le tiers payant aux personnes prises en charge à 100 % par l’Assurance maladie : les femmes enceintes (pour les examens obligatoires et tous les soins à partir du 6e mois de grossesse) et les personnes souffrant d’ALD (diabète, AVC invalidant, insuffisance cardiaque, etc.), seulement pour les soins liés à leur pathologie chronique. Fin décembre, le dispositif deviendra un « droit ».
Les futures mamans seront exemptées de la participation forfaitaire à partir du 1er jour du 6e mois de grossesse et jusqu’à 12 jours après l’accouchement. En revanche les patients en ALD devront toujours s’en acquitter, pour l’heure par courrier ou par déduction de la somme due sur d’autres remboursements de la Sécu.

Pourquoi le gouvernement cible-t-il ces patients ?

Selon le ministère de la santé, au cours d’une grossesse, une femme avance environ 640 euros de frais, et à 1 100 euros par an pour une personne diabétique en ALD.
En outre, la prise en charge à 100 % rend l’opération plus facile pour les médecins, qui n’ont pas à solliciter les centaines de complémentaires existantes.
Ils ont d’ailleurs déjà largement recours au tiers payant pour ce type de patients. Ainsi, au premier trimestre 2016, les généralistes l’ont pratiqué dans 66 % des cas pour les ALD, 56 % pour les femmes enceintes, (76 % et 39 % respectivement chez les spécialistes).

Qu’en est-il des dépassements d’honoraires ?

Les patients devront toujours s’en acquitter, à moins que leur mutuelle n’en rembourse une partie, sur laquelle le médecin accepterait de pratiquer le tiers payant.

Quand est-ce que le reste de la population en profitera ?

Dès janvier 2017, lors d’une nouvelle étape transitoire.

En novembre, les patients pourront exiger le tiers payant, mais uniquement pour la partie remboursée par la Sécu, le conseil constitutionnel l’ayant rendu facultatif pour la partie complémentaire.

A noter qu’aucune sanction n’est prévue en cas de non respect de la loi.

Le ministère de la Santé table sur une adhésion progressive des médecins, aujourd’hui très réticents, grâce au dispositif «simple » que promettent la Sécu et les complémentaires santé.

Mais alors, pourquoi les syndicats de médecins libéraux s’opposent-ils à la mesure ?

Ils redoutent toujours de nouvelles contraintes administratives malgré les garanties proposées, et notamment le paiement de pénalités par l’Assurance maladie en cas de retard – de 1 euro au-delà de sept jours, selon un projet de décret.

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Yoga : reconnu dans les hôpitaux français

Le yoga dans les hopitaux

Pratiqué de manière régulière, le yoga fait ses preuves auprès des patients cancéreux et qui souffrent de douleurs chroniques dans les hôpitaux et CHU de France. Voici quelques initiatives lancées.

• Depuis 2012, l’AP-HP utilise acupuncture, hypnose, ostéopathie, massages et qi gong (gymnastique chinoise) pour compléter la prise en charge.

• Hôpital Saint-Louis à Paris. Depuis cinq ans, les patientes atteintes d’un cancer du sein bénéficient de séances de yoga gratuites. Elles semblent mieux supporter les effets secondaires des traitements ainsi que la maladie puisqu’elles se réapproprient leur corps.

• Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris (XIIIe). Les patients qui souffrent de maux de dos chroniques bénéficient de séances de yoga, mais pas uniquement. Il s’agit d’un programme plus vaste (rééducation, Pilates…) de plusieurs semaines, le but étant que les patients puissent à nouveau bouger normalement dans la mesure du possible. De même qu’avec ces pratiques, ils apprennent à gérer la douleur.

• L’hôpital d’Eaubonne (Val-d’Oise) a été le tout premier à mettre en place la consultation de yogathérapie en juin 2012. Là-bas, le yoga est considéré comme un traitement à part entière. Les postures sont bien entendu adaptées à chaque pathologie. À l’origine de ce projet, la docteure Jocelyne Borel-Kuhner, médecin urgentiste spécialiste de la douleur et alpiniste.

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Grossesse : 73 % des futurs parents redoutent d’avoir un bébé ingrat

Grossesse

La plateforme d’e-learning parental, Parole de Mamans Academy, a réalisé un sondage auprès des futurs parents en France. Ils redoutent plus d’avoir un enfant au physique ingrat qu’un bébé malformé. L’accouchement est d’ailleurs craint par 67 % des femmes, contre 29 % seulement par les hommes.

Une étude révèle que la plus grande crainte des futurs parents n’est pas que leur enfant ne soit pas intelligent (31 %), ou qu’il n’aime pas ses parents (36 %), ou encore qu’il souffre de malformation (65 %), mais qu’il ait un physique ingrat. C’est ce que déclarent plus de 73 % des personnes sondées.

En dernières positions arrivent la crainte de ne pas aimer son bébé pour 12 % des sondés ou d’une ressemblance avec les parents (29 %).

L’accouchement : une crainte féminine

Pour 71 % des futurs papas, l’accouchement n’est nullement effrayant. En revanche, 67 % des futures mamans ont peur d’accoucher, craignant d’éventuelles complications.

Méthodologie : L’enquête a été réalisée à partir des réponses de 412 futurs parents représentatifs de la population nationale Française, âgés de 18 ans et plus, entre le 20 et 23 mai 2016. Le sondage a été effectué en ligne, sur le panel propriétaire Parole de Mamans.

Profils : 78 % de femmes et 22 % d’hommes. Tranches d’âge : 18-25 ans (37 %), 26-34 ans (47 %) 35 ans et + (16 %).