Catégories
Actualités Actualités Santé

Le jamu, l’élixir magique des Indonésiens branchés

Le jamu boisson indonésienne

Connaissez-vous le jamu ?

Le jamu est une boisson traditionnelle indonésienne à base de plantes, réputée pour ses vertus médicinales. Si elle est ancrée dans les traditions familiales depuis très longtemps, son goût amer n’était pas très agréable. Aujourd’hui, les cafés de la capitale s’en emparent et en font un élixir branché.

À en croire les experts, l’Asie reste un bastion des remèdes à base de plantes médicinales, dont la popularité croît à travers le monde. En Indonésie, le jamu, un breuvage traditionnel à base de plantes, est considéré comme un remède très efficace capable de guérir, de corriger les mauvais fonctionnements de l’organisme et de soulager les migraines et autres douleurs.

La « dagang jamu gendong » (vendeuse de jamu) portant sur son dos un panier de bouteilles et faisant du porte-à-porte pour vendre ses breuvages est un personnage familier des villes et villages de l’archipel d’Asie du Sud-Est.
Idem pour la guérisseuse traditionnelle Retno Widati, qui enseigne depuis quelques années comment réaliser de la glace jamu à partir de haricots verts, de riz et de galanga, une plante proche du gingembre.

En revanche, son goût amer rebutait jusqu’ici les plus jeunes Indonésiens. « Ils ne consomment pas autant de jamu que leurs aînés à cause de son amertume », constate Retno Widati, qui tente de populariser une forme plus douce du breuvage.

Mais les plus efficaces en matière de communication restent les bars branchés de Jakarta, la capitale indonésienne, qui s’en sont emparés. Ils le servent désormais sous forme de cocktails insolites aux vertus majoritairement aphrodisiaques, surfant sur ce que l’on appelle le Phénomène jamu. L’idée ? Exploiter les croyances traditionnelles solides des Indonésiens combinées à l’envie des plus jeunes de consommer des boissons à la mode.

Résultat, aux yeux de la jeune génération indonésienne, le jamu est passé en très peu de temps du statut de tradition peu ragoutante, à potion magique pour branchés. Étudiants et jeunes professionnels se retrouvent entre amis dans les derniers lieux à la mode pour goûter aux vertus aphrodisiaques supposées de ces breuvages réalisés à partir d’herbes et d’ingrédients tels que le gingembre et le curcuma — une plante herbacée vivace.

« Au début, le goût amer (du jamu) m’a refroidi, mais j’ai grandi avec », raconte Io Woo, une graphiste de 23 ans, qui vient en boire au café trois à quatre fois par mois. Mais « c’est moins mauvais quand on le prend avec des amis ici, dans une ambiance intime et confortable », dit-elle.

Dans l’un de ces débits de boissons au nom pour le moins original — « Voilà longtemps qu’on n’avait pas bu de jamu » —, la carte donne le ton : « Viril ! », peut-on lire sous la photo d’un homme radieux portant un élégant costume et une casquette traditionnelle à motifs, faisant la promotion d’un « aphrodisiaque stimulant l’endurance ».

Sur une autre photo, une femme coiffée d’un chignon suggère de consommer un breuvage baptisé la « cavité serrée », censé améliorer la vie sexuelle d’une mère de famille après la naissance d’un enfant. D’autres recettes de jamu sur la carte promettent carrément de faire en sorte que « les maris restent à la maison » et que « les épouses sourient toujours ».

Bien entendu, d’autres vertus sont également mises en avant à travers des cocktails un peu plus légers notamment à base de roselle, une plante herbacée censée renforcer le système immunitaire, de curcuma pour améliorer l’endurance, et de gingembre pour soigner les rhumes et les toux.

Un marché florissant

Même les personnalités en vue s’y mettent, à l’image du président indonésien Joko Widodo, qui apparemment commence sa journée en buvant un verre de gingembre et de curcuma bouillis.
Outre tous ses bienfaits pour la santé, le jamu semble également soulager l’économie du pays composé de 250 millions d’habitants, puisque cette industrie emploie 15 millions de personnes et revendique plus d’un millier de fabricants, dont certains cotés à la Bourse de Jakarta.
En septembre dernier, le ministre de l’Industrie Saleh Husin encourageait l’exportation de jamu, estimant que ce secteur pourrait générer jusqu’à 1,35 milliard d’euros de recettes cette année, soit une progression de plus de 30 % par rapport à 2014.

Catégories
Actualités Actualités Santé

Un petit déjeuner équilibré participe aux bons résultats scolaires

Le petit déjeuner des enfants.

Une récente étude britannique confirme ce que bien des parents soupçonnent déjà : un petit déjeuner de qualité a un impact sur les résultats scolaires des pré-ados.

Les chercheurs de l’université de Cardiff ont fait appel à 5 000 jeunes écoliers âgés de 9 à 11 ans, provenant d’une centaine d’établissements scolaires britanniques. Ils leur ont ainsi demandé de dresser la liste des aliments et boissons consommés pour le petit déjeuner, en précisant l’heure à laquelle il avait été pris.
C’est alors que les experts ont pu établir un lien entre ce repas et leurs résultats scolaires entre 6 et 18 mois plus tard.

• Il s’avère que le petit déjeuner a un effet positif sur les résultats scolaires. Les jeunes qui prennent un petit déjeuner sont deux fois plus susceptibles de dépasser la moyenne que ceux qui n’en prennent pas.

• La qualité du petit déjeuner est tout aussi essentielle. 1 participant sur 5 a déclaré consommer des bonbons, chips et autres aliments peu nutritifs. Dans ces cas-là, aucune amélioration des notes n’a été enregistrée.
Ainsi, la sécurité sociale britannique (NHS) recommande d’éviter les petits déjeuners trop riches en sucre, graisses et sel.

Pour un petit déjeuner équilibré, il est recommandé de privilégier :

– Les fruits et légumes, frais ou congelés
– Les féculents, comme le pain complet, le riz et les céréales complètes si possible
– Les produits laitiers, comme le fromage, les yaourts allégés, ou le lait écrémé
– Enfin, les protéines non laitières, à l’image de la viande, du poisson, des œufs, des haricots blancs…

Cette étude, parue dans la revue Public Health Nutrition, est consultable en anglais dans son intégralité ici.

Ce n’est d’ailleurs pas la première étude à mettre en évidence la corrélation entre un bon petit déjeuner et les performances scolaires. En 2005, le Tuts University avait présenté les mêmes résultats que l’université de Cardiff dans la revue Physiology and Behaviour.

Catégories
Actualités Actualités Santé

Le miel, un cicatrisant très efficace

Le miel pour cicatriser les plaies

Lancée l’été dernier en Allemagne, une étude cherche à mettre en avant les vertus cicatrisantes du miel, longtemps oubliées depuis la généralisation des antibiotiques. Utilisé dans certains hôpitaux notamment du Royaume-Uni, d’Allemagne et d’Australie, le miel est capable de cicatriser des plaies infectées en seulement quelques semaines.

Les études scientifiques se sont longtemps désintéressées des propriétés curatives du miel.

Connues depuis des millénaires, elles sont pourtant nombreuses.

• Sous forme de cataplasme, le miel est capable en seulement quelques semaines de soigner des blessures infectées par des bactéries très résistantes aux antibiotiques. Un traitement utilisé dans certains hôpitaux anglais, australiens et néo-zélandais.
• C’est l’enzyme glucose oxydase qui provoque l’effet antiseptique du miel. Produite par les abeilles, elle permet la transformation constante de petites quantités de sucre en peroxyde d’oxygène, un antiseptique que l’on appelle plus communément l’eau oxygénée.
• Selon une autre étude menée en Australie, il serait même plus efficace que l’antibiotique Mupirocine dans la lutte contre un germe multirésistant du staphylocoque doré, le MRSA (Methicillin Resistant Staphylococcus Aureus).

En juillet dernier, des médecins venus de quatre centres hospitaliers universitaires allemands se sont penchés sur les bienfaits du miel sur la cicatrisation des plaies dans le cadre d’une étude à grande échelle. Une pratique d’ores et déjà utilisée dans les hôpitaux allemands, dont celui de Bonn.

À terme, cette étude — réalisée en partenariat avec les centres hospitaliers de Düsseldorf, Hambourg et Berlin — permettra d’évaluer avec précision les propriétés curatives sur une centaine d’infections diverses, pour ensuite les comparer à celles des autres traitements.

Catégories
Actualités Actualités Santé

Sport : Se muscler en un temps record avec la méthode HIIT

Sport méthode HIIT

Qui n’a jamais rêvé de faire du sport et d’obtenir un maximum de résultats en un minimum de temps ? C’est ce que vous promet la méthode HIIT (High Intensity Interval Training). Il s’agit d’enchaîner les exercices intenses de type cardio sur des courts laps de temps en alternance avec des récupérations. Mode d’emploi.

L’objectif de la méthode HIIT est d’améliorer votre :

– endurance
– force
– agilité
– précision
– coordination
– souplesse
– mental

→ Pour info, 2h30 de HIIT = 10h30 de travail en endurance.

Les séances durent entre 15 et 30 minutes, et peuvent être réalisées en intérieur comme en extérieur. Mieux encore, ces exercices permettraient de brûler des calories jusqu’à 24 h après l’effort.

Il existe deux méthodes distinctes :

• La « méthode Tabata », soit le protocole original : on alterne entre 20 secondes d’efforts à haute intensité, et des récupérations de 10 secondes. A répéter 7 fois.
• La méthode Little : 60 secondes d’efforts puis 75 secondes de repos. Phases que l’on répète 8 à 12 fois.

Attention toutefois, consultez votre médecin pour être sûre que la méthode HIIT vous correspond. Elle est par exemple déconseillée aux personnes qui souffrent de problèmes cardiaques.

« 7-minutes Workout » est un programme américain, idéal pour débuter le HIIT.
12 exercices à réaliser en 7 minutes. Vous pouvez le répéter 2 à 3 fois selon votre niveau et surtout le temps que vous avez.
Chaque exercice dure 30 secondes. Comptez 10 secondes de repos entre chaque.

Le Jumpin Jack : sautez en écartant les jambes tout en ramenant les mains jointes au-dessus de la tête.

La chaise contre le mur : dos droit contre le mur, asseyez vous sur une chaise imaginaire. Cuisses parallèles au sol, jambes à 90°, et tibias perpendiculaires au sol.

Les abdominaux : allongé sur le sol, tendez les bras parallèles au sol et décollez uniquement le haut des épaules, en gardant le bas du dos bien plaqué au sol.

Monter sur une chaise : Vérifiez que votre chaise est bien stable avant. Prenez appui sur vos jambes à chaque descente.

Les squats : pieds écartés à la largeur des épaules, faites des flexions en gardant le dos bien droit, les bras parallèles au sol, et regardez droit devant vous.

Les dips sur une chaise : faites travailler les triceps avec des pompes arrière. Vous pouvez vous appuyer sur l’assise d’une chaise.

La planche : En appui sur les coudes et la pointe des pieds, le corps doit être gainé et parallèle au sol. Pensez à garder jambes, fesses et dos alignés.

Courrez sur place : Levez les genoux le plus haut possible pour que cet exercice soit efficace.

Les fentes avant : il est important de savoir que plus les jambes sont écartées, plus les fessiers et les ischio-jambiers sont sollicités.

Les pompes en T : sur le même principe que les pompes normales, il s’agit, en position haute de pivoter le corps, et de tendre le bras vers le plafond, d’où la forme en T.

La planche sur le côté : faites à bien garder les jambes, les hanches et le dos alignés.

Catégories
Actualités Actualités Santé

Sommeil : Le manque de sommeil accentue les risques de s’enrhumer

Femme qui est fatiguée à cause d'un manque de sommeil.

Moins vous dormez, plus nombreuses sont vos chances d’attraper un rhume. Telle est la dure réalité, si l’on en croit les résultats d’une récente étude.

Pour arriver à cette conclusion, des chercheurs de l’université de Californie à San Francisco ont étudié 164 volontaires.
Une visite médicale en règle et un questionnaire évaluant leur caractère, leur niveau de stress et leur consommation d’alcool et de cigarettes ont été nécessaires avant de les exposer au virus du rhume.

Les scientifiques ont aussi enregistré leurs habitudes de sommeil. Une semaine avant l’étude, chaque participant a ainsi séjourné dans une chambre d’hôtel à Pittsburgh, dans l’est des États-Unis.

À partir de là, ils leur ont administré le virus par gouttes nasales et ont prélevé des échantillons quotidiennement sur une semaine pour évaluer sa progression.

• Les volontaires qui dorment moins de 6 heures par nuit ont 4,2 fois plus de risques d’attraper un rhume que ceux qui ont dormi au moins 7 heures. Ce chiffre passe même à 4,5 pour les participants qui ont dormi moins de 5 heures.

« Le manque de sommeil a été le facteur de différence le plus important », a expliqué Aric Prather, directeur de cette étude publiée dans le journal américain Sleep.
« Peu importe quel âge avaient les personnes, leur niveau de stress, leur race, leur éducation ou leurs revenus. Peu importe qu’ils fussent fumeurs ou non. Avec tous ces paramètres pris en compte, la quantité de sommeil était le facteur le plus important », a-t-il ajouté.

Le saviez-vous ?

==> D’autres études ont montré que dormir peu accentuait les risques de maladies chroniques, de morts prématurées ou d’accidents de voiture.
==> Selon un sondage effectué en 2013, un Américain sur 5 dort moins de 5 heures par nuit.

Catégories
Actualités Actualités Santé

Une proposition de loi pour que les produits bios et locaux investissent nos cantines

Enfant qui mange dans une cantine bio.

Selon un récent sondage IFOP, réalisé pour l’association Agir pour l’environnement, plus de 75 % des Français aimeraient voir des produits bios, locaux et de saison investir les cantines publiques.

Réalisé en ligne entre le 4 et le 7 janvier 2016, ce sondage a été mené auprès de 1 006 personnes selon la méthode des quotas.

« Au vote d’une loi imposant l’introduction d’aliments issus de l’agriculture biologique, locale et de saison dans la restauration collective publique » (écoles, hôpitaux, maisons de retraite…) :

• 76 % des interrogés se montrent favorables, soit l’addition des 35 % « tout à fait » aux 41 % « oui plutôt ».
• 87 % des personnes favorables sont âgées de 50 à 64 ans.
• 80 % des femmes sondées y sont également favorables, peu importe leur âge.
• 15 % des sondés ne sont, au contraire, « plutôt pas favorables », et 9 % ne sont « pas du tout favorables ».
• 81 % des personnes interrogées à Paris et dans son agglomération approuvent une telle disposition contre 77 % en communes rurales.

Portée par la députée écologiste Brigitte Allain, une proposition de loi prévoit l’introduction dans la restauration collective publique « dès 2020, de 40 % de produits issus de l’alimentation durable, locaux, de saison ». Un texte qui est examiné en ce moment au parlement.

Une loi nécessaire selon l’ONG : « Huit ans après le Grenelle de l’environnement et les promesses des gouvernements successifs, la part de terres agricoles consacrées à la culture bio ne dépasse pas 4 % et la part des ingrédients bio en restauration collective ne représente que 2,7 % des achats alimentaires ».

« En stimulant les circuits courts et une agriculture respectueuse de l’environnement, cette loi créera une dynamique locale favorable à l’emploi, le climat et la santé », ajoute l’association.

Catégories
Actualités Actualités Santé

Allergies chez l’enfant : les détecter et les prévenir

Enfant qui est allergique au lait.

Selon une récente étude, les enfants qui évoluent en milieu urbain sont davantage exposés aux allergies que les autres. Parce que ce n’est pas toujours évident de les repérer, voici nos conseils pour déceler et prévenir les allergies au plus tôt chez les enfants.

– N’introduisez qu’un nouvel aliment à la fois dans ses repas. Vous identifierez plus facilement les causeurs de trouble.

– Attendez entre 3 et 5 jours avant d’ajouter d’un nouvel aliment, pour ainsi mieux cerner les symptômes.

– En général, les réactions allergiques apparaissent dans les premières minutes ou quelques heures après l’ingestion. 

Surveillez ces symptômes de près :

• urticaire
• rougeurs, irritations
• gonflement du visage, de la langue, ou des lèvres
• vomissements, diarrhée
• toux, sifflements respiratoires
• difficultés respiratoires
• perte de conscience

– Vous constatez que votre bébé a du mal à respirer, son visage, sa langue ou ses lèvres gonflent ? Il se met à vomir en grande quantité, et/ou est victime d’une forte diarrhée ? N’attendez pas, appelez immédiatement les services d’urgence.

– Attention, certains symptômes n’induisent pas nécessairement une allergie. La diarrhée et les vomissements peuvent simplement être le résultat d’une indigestion. Idem pour les irritations qui peuvent être causées par l’acidité de certains aliments comme le jus d’orange, ou d’autres produits à base de tomate.

– Allergie et intolérance alimentaire sont deux réactions différentes : l’allergie implique le système immunitaire et peut être fatale, tandis que l’intolérance désigne un trouble de digestion pour un aliment particulier.

– Certaines allergies alimentaires sont le plus souvent associées aux aliments suivants :

• lait de vache
• œufs
• cacahuètes
• soja
• blé
• noix (noix, pistaches, noix de pécan, noix de cajou)
• poissons
• fruits de mer

– Sachez qu’au regard de plusieurs études, il semble qu’une exposition précoce aux aliments concernés peut prévenir l’apparition de certaines allergies alimentaires chez l’enfant. Pour autant, certains experts conseillent d’attendre un peu — de l’âge de 10 mois à 3 ans — avant d’introduire des aliments comme les fruits de mer et les cacahuètes.

– De même qu’il est peu recommandé de nourrir un enfant de moins de 12 mois avec du lait de vache, dont les protéines peuvent entraîner des irritations au niveau de l’estomac.
Retrouvez toutes les allergies répertoriées par l’American Academy of Pediatrics, WebMD.com et babycenter.com.

Catégories
Actualités Actualités Santé

Le monk fruit, un édulcorant naturel à suivre

Monk fruit

Le monk fruit, ou fruit du arhat ou encore lu han guo, originaire d’Asie du Sud-Est, devrait bientôt envahir le marché européen des substituts au sucre. Son pouvoir édulcorant serait jusqu’à 300 fois supérieur à celui du sucre. Tout ça sans parler de ses vertus médicinales.

De forme ronde, le monk fruit appartient à la famille des cucurbitacées. Il contient une molécule antioxydante au goût sucré. Une molécule qui rendrait son pouvoir édulcorant jusqu’à 300 fois supérieur au sucre.

Il y a plusieurs siècles, les moines bouddhistes cultivaient le monk fruit pour ses vertus médicinales, d’où son nom particulier : le « fruit du moine ».
Aujourd’hui utilisé en médecine traditionnelle chinoise, on le trouve au sud de la Chine et au Nord de la Thaïlande, pays dans lesquels il est utilisé pour traiter le diabète, l’obésité, certaines pathologies inflammatoires, les coups de froid et le mal de gorge. Rien que ça !

Il est important de signaler que le pouvoir édulcorant du monk fruit est :

• Supérieur à celui de la stevia, sous forme de poudre et de liquide (100 à 300 fois supérieur au pouvoir du sucre blanc contre 0 calorie).
• Bien plus puissant que le xylitol, dont le pouvoir édulcorant est identique à celui du sucre, mais dont l’index glycémique est plus faible, avec 40 % de calories en moins.

Pour ces raisons, de nombreuses marques ont mis le grappin dessus. Pour le moment, on ne le trouve qu’aux États-Unis. Il existe d’ailleurs des gammes complètes de produits à base de monk fruit en Amérique du Nord : boissons, jus, desserts, crèmes glacées « healthy »…

À noter toutefois que les recherches sur le monk fruit se sont pour l’instant limitées aux tests sur les animaux. Davantage de temps sera donc nécessaire pour évaluer les risques potentiels sur la santé. Toujours est-il que, sur les souris, le « fruit du moine » inhiberait notamment l’hyperglycémie.

Depuis son feu vert en 2009, la Food and Drug Administration, l’agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux, n’a émis aucune restriction ou interdiction à l’encontre du monk fruit.

Il existe d’autres édulcorants naturels dont le pouvoir sucrant est égal voir supérieur à celui du sucre, parmi lesquels :

Le sirop d’agave dont le pouvoir édulcorant est plus important que celui du sucre blanc, et l’index glycémique (15) plus faible que celui du miel. Il contient essentiellement du fructose, un sucre présent dans les fruits. 50 g de sirop d’agave = 150 g de sucre.

Le sirop d’érable provient quant à lui de la sève d’érable concentrée par ébullition. Il est riche en protéines, en vitamine B, en minéraux comme le zinc, le calcium, le potassium ou le manganèse. Son pouvoir sucrant est lui 1,4 fois supérieur à celui du sucre. Son index glycémique est quant à lui un peu plus faible (65) que celui du sucre (70).

Le sukrin est d’origine naturelle, sans calorie, et son index glycémique est nul. Il est créé à partir d’un processus de fermentation qui aboutit à la cristallisation du glucose, pour lui donner la structure et l’apparence du sucre. On ne le trouve pas facilement en magasins. On peut en revanche le commander en ligne.

Catégories
Actualités Actualités Santé

L’acupuncture, alternative efficace pour traiter les douleurs chroniques chez l’enfant

L'acupuncture traite la douleur chronique chez les enfants.

Une récente étude américaine révèle les vertus curatives de l’acupuncture chez les enfants. Elle atténuerait de manière significative les douleurs chroniques telles que les maux de tête, les douleurs abdominales, et même celles liées aux scolioses, à la leucémie et à la maladie de Crohn.

On appelle douleurs chroniques, ces maux qui durent des semaines, des mois, voire même des années. Parmi les pathologies les plus fréquentes, les maux de tête, les douleurs abdominales, maux de dos, douleurs locomotrices, scolioses, leucémies, blessures sportives et maladie de Crohn.
A l’échelle mondiale, 20 à 35 % d’enfants de moins de 18 ans sont concernés.

Au vu des effets bénéfiques de l’acupuncture sur les adultes, il était logique de s’interroger sur son efficacité pour soigner les douleurs chroniques chez l’enfant.
Cette étude est une première puisque jusqu’ici, cette médecine chinoise ancestrale n’avait jamais été testée sur les enfants.

« Traiter efficacement la douleur peut être particulièrement difficile parce que c’est subjectif. C’est encore plus délicat avec des enfants qui, parfois, ne peuvent pas communiquer selon leur âge et reconnaître précisément la douleur », explique Angela Johnson, praticienne en médecine chinoise au centre Rush.

Les chercheurs américains du centre médical Rush de Chicago ont suivi 55 enfants et adolescents, âgés de 7 à 20 ans souffrant de douleurs chroniques.
Ils ont tous été soumis à huit traitements d’acupuncture de 30 minutes, adaptés à chacun en fonction de sa pathologie.

Pour évaluer l’intensité de la douleur, sa localisation et la qualité, les chercheurs ont utilisé un outil appelé « outil de l’intensité de la douleur chez l’adolescent ». Cet outil est composé d’un diagramme corporel pour localiser la douleur, allant d’une échelle de « pas de douleur » à « la douleur la pire possible » et un certain nombre de descripteurs de qualité de la douleur (sensoriel, affectif, temporel et évaluation) pour dissocier la douleur réelle de la douleur subjective.

• De manière progressive au fil des huit séances, tous les patients ont senti une diminution de la douleur, avec une nette différence dès la première session.
• Ils ont même remarqué une amélioration entre le début et la fin de chaque séance.
• Ils ont également enregistré une baisse des problèmes émotionnels, sociaux et scolaires, liée à un bien-être global ressenti. Une observation confirmée par les parents.

Comme l’explique le Dr Paul Kent, coauteur de l’étude et cancérologue pour enfants au centre Rush, l’acupuncture est une très bonne alternative aux médicaments, notamment pour les patients qui ont à subir la douleur tout au long de leur vie. Il pense aussi aux patients qui souffrent d’anémie ou des effets secondaires liés au cancer. « Ça marche aussi pour l’anxiété et la dépression », explique le Dr Kent.

Catégories
Actualités Actualités Santé

Inédit : l’évolution d’un cancer observée en direct dès la première cellule

Evolution d'un cancer

Des chercheurs américains ont observé pour la première fois en direct, l’évolution d’un cancer chez un animal dès l’apparition de la toute première cellule. Cette étude pourrait aider à mieux comprendre le mélanome, mais pourrait aussi ouvrir la voie à de nouveaux traitements pour cibler la tumeur avant qu’elle se développe.

« Le grand mystère c’est le fait de savoir pourquoi des cellules dans l’organisme ont déjà des mutations observées dans un cancer mais ne se comportent pas comme tel », relève le Dr Charles Kaufman, chercheur au Laboratoire Zon à l’hôpital des enfants de Boston, et principal auteur de cette étude publiée dans la revue américaine Science.

Il rajoute : « Nous avons découvert que le cancer se déclenche après l’activation d’un cancérogène, ou la perte d’un suppresseur de tumeur, ce qui peut se produire quand une seule cellule revient à l’état de cellule souche ».
Pour les besoins de l’étude, les chercheurs ont étudié des poissons-zèbres, dont les embryons sont transparents pour ainsi mieux traquer la naissance d’un mélanome.

Ils ont été génétiquement modifiés.

• Afin d’être porteurs d’une mutation cancéreuse humaine présente dans la plupart des grains de beauté.
• Ils leur ont retiré le gène suppresseur de tumeur appelé p53.
• Pour que les cellules s’éclairent d’un vert fluorescent si le gène « crestin » était activé. Un procédé qui signale l’activation d’un programme génétique caractéristique des cellules souches. Ces cellules, vierges en quelque sorte, peuvent créer tous les tissus et organes de l’organisme. En temps normal, ce programme arrête de fonctionner après le développement de l’embryon, mais il peut, pour des raisons encore inconnues, se déclencher de nouveau dans certaines cellules.

« Nous avons de temps à autre vu des points fluorescents verts sur certains de ces poissons, et tous ceux que nous avons suivis ensuite sont devenus dans 100 % des cas des tumeurs cancéreuses », précise Leonard Zon, l’un des principaux auteurs de cette découverte, directeur du laboratoire de recherche sur les cellules souches à l’hôpital des enfants de Boston.

→ Il semble que les toutes premières cellules cancéreuses soient identiques à celles qui dans les cellules souches forment les mélanocytes qui pigmentent la peau.

→ Ce groupe de gènes s’active également dans le mélanome humain. Les 30 poissons-zèbre chez qui ce phénomène a été observé ont tous développé un mélanome.

→ Le Dr Kaufman estime qu’une cellule sur des dizaines de millions qui se trouvent dans un grain de beauté deviendra un mélanome.

À en croire les chercheurs, à terme, cette découverte pourrait permettre de développer de nouveaux tests génétiques afin de déterminer le danger des grains de beauté suspects et peut-être même produire des traitements pour les empêcher de se développer en cancer.