Catégories
Actualités Actualités Santé

Thermoablation : la bête noire des tumeurs bénignes

Thermoablation contre une tumeur bénigne de la thyroïde.

La start-up française Theraclion a mis au point un nouveau procédé intitulé « Beamotion » sur le principe de la thermoablation, qui détruirait une tumeur bénigne du sein sans chirurgie et en seulement 10 à 15 minutes.

Le procédé de la themoablation consiste à détruire une tumeur par la chaleur grâce à diverses techniques dont le laser, la radiofréquence ou les ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU), sans toucher au reste de l’organe concerné.

La start-up française Theraclion est à l’initiative du dispositif d’échothérapie Echopulse (combinant HIFU et échographie), capable de détruire des tumeurs de deux centimètres en 40 à 50 minutes, ainsi que de la technologie « Beamotion », qui permet la même intervention en 10 minutes.

Prenons l’exemple d’une patiente du professeur Roussanka Kovatcheva de l’Université de Sofia. Elle a réalisé la première thermoablation par échothérapie, utilisant la procédure rapide « Beamotion ».
« La patiente, âgée de 36 ans et qui souffrait d’un adénofibrome d’environ deux centimètres, est repartie avec son mari deux heures après l’intervention. »

« Ça se passe comme une échographie, mais la séance dure un peu plus longtemps puisqu’on traite en même temps, la patiente étant seulement sédatée (utilisation de substances pour l’apaiser) et non anesthésiée comme c’est le cas pour une chirurgie », ajoute-t-elle.

Selon le professeur Kovatcheva, la tumeur ne disparaît pas complètement « mais les 20 à 30 % qui restent sont des cellules mortes qui ne posent plus de problèmes. »
Outre les tumeurs bénignes, la thermoablation pourrait être très utile dans le traitement de nodules bénins de la thyroïde. C’est notamment le cas en Corée du Sud et en Italie depuis une dizaine d’années.

Trois techniques sont à la disposition du patient « en fonction du nodule à traiter » et de ses souhaits. Par exemple, la HIFU « traite à travers la peau, sans intrusion », contrairement au laser ou à la radiofréquence qui impliquent l’introduction d’une aiguille ou d’une sonde dans le nodule. D’autant qu’en l’absence de chirurgie, les patients pourront retourner travailler dès le lendemain.

« C’est une avancée majeure qui permet aux patients pris en charge en hôpital de jour de retravailler le lendemain, alors que dans le cas d’une chirurgie, il faut compter deux à trois jours d’hospitalisation et un arrêt de travail de 10 jours à trois semaines », commente le Dr Hervé Monpeyssen, spécialiste de la thyroïde à l’Hôpital américain de Paris, l’un des rares établissements français à proposer la thermoablation pour la thyroïde.

Cotée en bourse, Theraclion a déjà conclu une quinzaine de contrats, dont presque la moitié en Allemagne. Plusieurs études sont en cours dans le monde, dont certaines évaluent l’efficacité des différentes techniques de thermoablation sur de petites tumeurs cancéreuses de la thyroïde.

« Nous ne prenons aucun risque pour l’instant, s’il y a la moindre suspicion de cancer, nous n’utilisons pas la thermoablation », précise le Dr Monpeyssen.

À l’instar du professeur Kovatcheva, il n’exclut pas que la technique puisse « un jour ou l’autre s’ouvrir à certaines petites tumeurs cancéreuses ».

Le saviez-vous ?

• Sur 40 000 ablations annuelles de la thyroïde réalisées par des chirurgiens, seules 6 000 à 7 000 concernent des cancers. Le reste étant le fait de pathologies bénignes, dont des nodules bénins qui pourraient, selon le Dr Monpeyssen, être traités par thermoablation à un coût nettement moindre pour l’assurance maladie.
• L’intervention coûte encore entre 1 300 et 2 500 euros et n’est pas remboursée en France, alors qu’elle l’est en Allemagne, avec certaines compagnies d’assurance qui la prennent en charge.
• La HIFU est aussi utilisée en France depuis quelques années pour traiter certains cancers localisés de la prostate chez les personnes âgées. Toutefois, le recul est encore insuffisant pour juger leur efficacité à long terme.

Catégories
Actualités Actualités Santé

Les jeunes sont heureux mais perturbés

Adolescents

Un récent sondage révèle que la grande majorité des jeunes âgés de 15 à 25 ans se déclarent heureux. Pour autant, plus d’un jeune sur deux a été gêné dans sa vie quotidienne par des troubles mentaux tels que l’anxiété, la dépression, la phobie ou la paranoïa.

La Fondation Pierre-Deniker a fait appel à l’institut Ipsos-Le Point pour ce sondage, qui s’est déroulé du 2 au 12 février auprès de trois échantillons représentatifs : 603 jeunes, 601 parents et 235 enseignants.

→ Bonne nouvelle, 95% des 15-25 ans se déclarent heureux et intéressés par la vie. Un sentiment que perçoivent 98% des parents et 86% des enseignants.

→ En revanche, 37% de ces jeunes se sentent souvent stressés, ce qui est perçu par seulement 18% des parents et 43% des enseignants.

→ Plus d’un jeune sur deux a déjà été gêné, dans sa vie quotidienne, par des troubles anxieux, paranoïaques, phobiques, dépressifs, etc. Parmi eux, 22% les ont ressentis « de manière importante ».

Pour info, « les trois quarts des maladies mentales se déclarent avant l’âge de 25 ans, 80% des troubles psychotiques se révèlent entre 15 et 25 ans », selon la Fondation.

Mal informés, les jeunes, comme les parents et enseignants se sentent démunis

92% des enseignants « ignorent la conduite à tenir en cas de problème de santé mentale ». Leurs connaissances sont « contrastées entre une bonne appréciation de certains facteurs de déclenchement (choc émotionnel, consommation de drogues, etc.) et la survalorisation de certains autres dont la nocivité n’est pas prouvée (télévision, jeux vidéo, internet) ».

• Pour plus des trois quarts d’entre-eux, un membre de la famille serait le mieux placé pour apporter de l’aide.
• 66% des jeunes, 67% des parents et 80% des enseignants pensent qu’il vaut mieux faire appel à un psychologue.
• Tandis que respectivement 17%, 21% et 16% pensent aux médicaments psychotropes.

Or, comme l’explique la Professeure Marie-Odile Krebs, chef de service de l’hôpital Sainte-Anne, « la plupart de ces symptômes sont transitoires et ne signent pas forcément le début d’une maladie psychiatrique ».

Pour autant, elle ajoute qu’« il est important que les jeunes (…) puissent être évalués par un professionnel, car selon leur fréquence, l’importance de la gêne, leur contexte, ces symptômes peuvent être des signes d’alerte d’un trouble débutant ».

Catégories
Actualités Actualités Santé

Tabagisme : le miel réduit les effets néfastes de la cigarette

Miel

Ce n’est plus un secret, le miel regorge de qualités thérapeutiques reconnues. Et si certaines de ses propriétés permettaient de réduire les méfaits du tabac ? Ce sont en tout cas les conclusions d’une récente étude malaisienne.

→ Pour rappel, fumer vous expose à des risques importants pour la santé cardiovasculaire :

• Infarctus
• Accidents vasculaires cérébraux
• Maladies coronariennes…

→ Les radicaux libres sont quant à eux introduits par le tabac dans l’organisme et entrainent le développement du stress oxydatif qui est lui-même à l’origine de l’accélération du vieillissement des cellules.

De précédentes recherches ont mis déjà en évidence le rôle des supplémentations en herbes et algues riches dans l’amélioration du métabolisme oxydatif des fumeurs. De même que le miel de Tualang (Malaisie) qui lui réduit les effets toxiques de la cigarette chez le rat.

Riche en sucre, en minéraux, protéines, en acides organiques et en antioxydants, le miel est un allié de choix pour notre santé.

C’est donc naturellement que les chercheurs s’y sont intéressés de nouveau afin de déterminer les effets de supplémentations de miel de Tualang sur des fumeurs. Pour les besoins de cette étude parue dans la revue Toxicological and Environmental Chemistry, ils ont fait appel à 32 non-fumeurs et 64 fumeurs chroniques de 20 à 50 ans supplémentés en miel.
Ils ont ensuite tous été soumis à une prise de sang avant et après la prise de miel.

Avant la supplémentation, le taux d’antioxydants était bien plus bas chez les fumeurs que les non-fumeurs.

• Après 12 semaines de traitement, les volontaires fumeurs ont tous largement amélioré ce taux.

Aux yeux des chercheurs, grâce à ses antioxydants et à ses propriétés de récupération des radicaux libres, le miel pourrait contrebalancer les effets du stress oxydatif que le tabac entraine.

Coauteur de l’étude, Wan Syaheedah Wan Ghazali estime que « ces découvertes suggèrent que le miel peut être utilisé comme supplément par ceux qui sont exposés aux radicaux libres de la fumée des cigarettes, aussi bien des fumeurs actifs que passifs, afin de les protéger ou de réduire leur risque cardiovasculaire »

Le saviez-vous ? Le miel protège le cœur en ralentissant le processus d’oxydation du mauvais cholestérol (LDD).

Catégories
Actualités Actualités Santé

Pollution, accidents de la route, suicide… ¼ des décès sont liés à l’environnement

Santé et environnement

Selon un rapport de l’OMS, en 2012, 12,6 millions de décès recensés étaient liés à l’environnement, c’est-à-dire la pollution de l’air, de l’eau et des sols, l’exposition à des substances chimiques, le changement climatique, et les rayons UV.

→ 8,2 millions de décès (AVC, maladies cardiaques, cancers et maladies respiratoires) sont liés à des maladies non transmissibles, attribuables à la pollution de l’air.

→ 1,7 million de décès sont liés à des traumatismes non intentionnels comme les accidents de la route, que l’OMS classe également dans les pathologies liés à l’environnement, car provoqués par le mauvais état des routes.

→ L’OMS considère que les diarrhées sont souvent provoquées par l’état déplorable du réseau sanitaire, responsable alors de 846 000 décès.

→ Certains suicides, que l’OMS attribue aux « traumatismes volontaires », seraient dus à un accès aux produits toxiques comme les pesticides et donc liés à l’environnement.


Classement du nombre de morts liés à l’environnement par continent.

1 – L’Asie du Sud-Est compte le plus grand nombre de décès liés à l’environnement avec un total de 3,8 millions.

2 – La région Pacifique arrive en deuxième position avec un total de 3,5 millions de décès.

3 – Vient ensuite la région Afrique avec 2,2 millions de morts.

4 – Suivie par l’Europe avec 1,4 million.

5 – Le Moyen-Orient avec 854 000 décès.

6 – L’Amérique arrive en dernière position avec 847 000 décès.

→ Selon l’OMS, « une meilleure gestion de l’environnement permettrait de sauver chaque année » 1,7 million d’enfants de moins de 5 ans et 4,9 millions de personnes âgées.

Le Dr Maria Neira précise qu’« en 2002, nous avions à peu près 25 % des décès dans le monde dus à l’environnement, aujourd’hui c’est 23 %, c’est un peu moins, mais comme la population a augmenté en 10 ans, le chiffre final reste élevé ».

L’OMS recommande ainsi de :

– réduire les émissions de carbone
– développer les transports collectifs
– améliorer le réseau sanitaire
– changer les modes de consommation pour réduire l’utilisation des produits chimiques
– se protéger du soleil
– imposer des interdictions de fumer.

Catégories
Actualités Actualités Santé

Végétarisme et végétalisme : des clés pour éviter les carences

Végétarisme

Que ce soit pour des raisons éthiques, de santé, religieuses, ou environnementales, le végétarisme et le végétalisme ont le vent en poupe. Pour cause, ces régimes ont des effets très bénéfiques sur la santé s’ils sont bien suivis. Le contraire peut en revanche provoquer certaines carences.

Des chercheurs américains se sont intéressés aux effets du végétarisme et du végétalisme sur la santé en étudiant les données de plusieurs adeptes.

Ils ont décelé chez la plupart des volontaires un manque de vitamines et de nutriments : vitamine B12, fer, calcium, vitamine D, protéines et oméga 3.

→ Il est donc nécessaire de conseiller les végétaliens en matière nutritionnelle et les inciter à faire des examens sanguins pour déceler les carences.

Heather Fields, professeur en médecine interne, explique : « Nous avons constaté que certaines de ces substances nutritives, qui peuvent avoir des implications dans des troubles neurologiques, l’anémie, la force osseuse et d’autres préoccupations de santé, peuvent être déficientes dans des régimes végétaliens mal menés ».

→ En cause, le choix des aliments, qui comprend trop de produits transformés et pas assez de fruits, de légumes variés et de graines entières.

Il est nécessaire d’acquérir certaines connaissances nutritionnelles si l’on veut adopter la veggie attitude. Voici quelques conseils.

• Les protéines végétales pour substituer la viande

40 g de protéines par jour suffisent pour une personne de 50 kg.
Privilégiez
– les légumineuses (lentilles, haricots rouges, pois chiches, fèves, pois cassés) en conserve ou sous forme de palets et galettes que l’on trouve dans les magasins bio
– les noix et les graines
– les produits à base de soja (tofu, lait de soja)
– les céréales (blé, riz, avoine, quinoa, sarrasin)
– les œufs
– les produits laitiers (lait, yaourt, fromages)

• Supplément de vitamine B12 pour pallier l’absence de viande

Dès l’instant où la chair animale est exclue de votre alimentation, il est indispensable de compenser l’apport en vitamine B12 avec des compléments sous forme de gélules ou d’ampoules. C’est très important pour le bon fonctionnement du cerveau et éviter l’anémie.

• Les huiles et graines de lin pour remplacer les oméga 3 des poissons

Exit les poissons gras comme le saumon, le thon ou la sardine. On trouve les mêmes acides gras essentiels dans les graines de lin, écrasées ou moulues, dans les noix, et l’huile de colza. On en trouve aussi dans les microalgues qui servent généralement de nourriture aux poissons.

• Fruits secs et légumes verts à la place des produits laitiers

→ Le régime végétalien exclut les produits laitiers. L’apport en calcium ne doit pas être négligé pour autant. On en trouve dans de nombreuses sources végétales :
– les légumes comme le chou, les épinards, le brocoli, le cresson…
– les crevettes
– les algues
– les amandes, pistaches et graines de sésame
– les laits végétaux enrichis (riz, soja, amande etc.)

→ Le beurre peut quant à lui être remplacé par des margarines végétales ou de l’huile de coco en fonction des recettes.

→ Pour réaliser du faux fromage, mixez 100 g de noix de cajou, ajoutez des épices, une cuillère à café de levure maltée et une pincée de sel.

Catégories
Actualités Actualités Santé

Cancer de la prostate : baisse des surdiagnostics et surtraitements

Cancer de la prostate

Une récente étude observe une baisse des surdiagnostics et des surtraitements du cancer de la prostate. Concrètement, on pratique par exemple moins de dépistages par test PSA dont le bénéfice réel n’est pas démontré.

La baisse en quelques chiffres :

• Les prostatectomies ou ablations de la prostate, de l’ordre de 25 000 en 2009, ont chuté à 21 800 en 2012, et 19 600 en 2014.
• Une baisse des dosages annuels du PSA (prostate specific antigen) est enregistrée chez les hommes de plus de 40 ans : 30 % en 2009 et 27 % en 2014.
• 40 000 hommes ont subi une biopsie en 2014 contre 60 000 en 2009.

Malgré des résultats limités pour le test PSA, les auteurs de cette étude reconnaissent qu’une « évolution des pratiques visant à limiter le surdiagnostic et le surtraitement semble amorcée ».

D’autant que les décès ont aussi baissé d’environ 40 % avec 11 pour 100 000 en 2009 contre 18 pour 100 000 en 1990.

Le nombre de dépistages par test PSA encore trop élevé

Pour autant, à en croire cette étude, les « fréquences annuelles de dosage du PSA restent encore élevées en France », surtout chez les hommes très âgés. 46 % des 80 à 84 ans ont été dépistés par test PSA en 2014.

L’Assurance maladie et la Haute autorité de santé avaient déjà mis en garde les Français contre ce test pratiqué par dosage sanguin du PSA dont le bénéfice n’était pas démontré « en terme de réduction de mortalité globale ».

Le cancer de la prostate est le plus fréquent chez les hommes :

• Au début des années 1990, on relevait 20 000 nouveaux cas.
• Le cancer a fait un bond en 2005 avec 64 000 nouveaux cas.
• Pour arriver en 2011 avec 53 000 nouveaux cas détectés.

Une hausse que les autorités sanitaires attribuent au développement rapide des dosages de PSA et des biopsies qui ont induit des diagnostics intempestifs de cancer de la prostate, notamment chez des hommes très âgés.

Or il faut savoir que le cancer peut mettre une dizaine d’années pour se développer, ce qui signifie que ces hommes ont été opérés alors qu’ils n’auraient probablement pas eu de symptômes de leur vivant.

→ En France en 2013, 10 à 20 % des cancers de la prostate étaient détectés à un stade précoce et surtraité. 3 000 à 5 000 hommes étaient alors traités par chirurgie ou radiothérapie, dont les effets secondaires incluent incontinence et impuissance.

Catégories
Actualités Actualités Santé

Le pain violet, une bonne alternative au pain blanc

Le pain violet, une alternative au pain blanc.

Ce super-aliment nous vient tout droit de Singapour. Le « Purple bread » ou pain violet, riche en fibres et en protéines, serait plus facilement assimilé et digéré que le pain blanc.

Pour rappel, le pain blanc, riche en glucides et réalisé avec des farines raffinées, a mauvaise réputation. Son index glycémique est élevé, et il est moins riche en fibres et minéraux que d’autres aliments.

Le professeur Zhou Weibiao, directeur du Food Science and Technology Programme de l’université de Singapour a donc voulu changer la formule sans pour autant perdre l’aspect moelleux du pain.
Et c’est ainsi que les anthocyanines entrent en scène. Ces composants sont naturellement présents dans certains fruits et légumes (myrtilles, airelles, aubergines, mûres). Ils leur confèrent leur couleur bleue violette et servent d’antioxydants naturels. Ce fort pouvoir colorant et des propriétés (solubles dans l’eau, absence de toxicité) leur permettent notamment de remplacer les colorants synthétiques utilisés dans l’agroalimentaire.
Sans oublier leurs bienfaits pour la santé déjà démontrés scientifiquement. L’European Food Information Council (EFIC) rappelle qu’ils appartiennent à la famille des flavonoïdes, dont les propriétés antioxydantes, antiinflammatoires, antivirales et antihistaminiques sont bien connues.

L’EFIC ajoute même que les anthocyanines joueraient un rôle dans la prévention de certains cancers et des maladies cardiovasculaires.

Parmi les bienfaits du pain violet :

→ Il ralentirait la digestion de 20 % par rapport au pain blanc, en raison d’une réaction chimique entre les enzymes du riz noir et l’amidon du pain.
L’énergie est donc plus étalée dans le temps avec un index glycémique moins élevé. Ce qui induit une sensation de satiété plus longue.

A noter que 80 % des propriétés antioxydantes de ce composé sont conservées à une cuisson du pain à 200 °C.

Le pain violet n’est pas encore disponible dans le commerce ni en ligne, et sera bien entendu plus cher qu’un pain classique.

Catégories
Actualités Actualités Santé

Toxicité et pesticides : les vins de Bordeaux sous le feu des projecteurs

Pesticides et vin

La filière viticole girondine est pointée du doigt. Associations et riverains dénoncent les effets toxiques d’herbicides et fongicides de synthèse sur la santé et l’environnement.

En quelques chiffres :

• La France est le second plus gros consommateur européen de pesticides après l’Espagne.
• La Gironde est le plus grand département viticole en France.
• En France, la viticulture ne représente que 3 % de la surface agricole, mais consomme tout de même 20 % des pesticides.

L’Institut national de la Santé et de la Recherche médicale (INSERM), dans une étude menée en 2013, a conclu « qu’il semble exister une association positive entre exposition professionnelle à des pesticides et certaines pathologies chez l’adulte » et que « les expositions aux pesticides intervenant au cours de la période prénatale et périnatale ainsi que la petite enfance semblent être particulièrement à risque pour le développement de l’enfant ».

Pour sauver la face, le Comité interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB) assure que « ça fait plus de 20 ans que nous réfléchissons à diminuer les traitements ».

La filière viticole se targue même de s’être fixée des objectifs pour 2020 : – 20 % de gaz à effet de serre, d’économie d’énergie, de création d’énergies renouvelables et d’économie d’eau.
En revanche pour la diminution des pesticides, la filière espère que l’Institut national de Recherche agronomique (INRA) va rapidement mettre au point de nouveaux ceps résistants aux maladies de la vigne et qui induiraient alors un traitement aux pesticides drastiquement moindre.

Du bio autour des écoles ?

« Si on pouvait ne pas en utiliser on s’en passerait », souffle le président de la Fédération des grands vins de Bordeaux, Laurent Gapenne. « On travaille sur les ceps résistants mais aussi sur du matériel de pulvérisation confiné », qui éviterait la trop grande dispersion dans l’atmosphère, « la construction de haies naturelles près des habitations et une meilleure communication des viticulteurs pour informer les riverains des périodes de traitement ».
Il existe désormais des collectifs qui exigent que certains lieux qui accueillent des personnes sensibles ne soient bordés que par de la vigne bio. En ce sens, le préfet de Gironde a reçu une pétition de plus de 84 000 signatures.
« Entourer de vignes en bio, les 132 écoles recensées par la préfecture est un principe de précaution, il faut protéger les enfants qui sont les plus vulnérables », a estimé la porteuse de la pétition, Marie-Lys Bibeyran, dont le frère, ouvrier viticole, est décédé en 2009 d’un cancer rare pour lequel la justice doit se prononcer pour déterminer si la maladie contractée est ou non assimilable à une des pathologies reconnues comme professionnelles, comme cela a déjà été le cas pour d’autres agriculteurs.
Son association, Info Médoc pesticides, prône « le zéro phyto dans la viticulture ». Membre d’un collectif comprenant notamment la Confédération paysanne, les Amis de la terre ou Générations futures, association, a récemment révélé la présence de résidus de pesticides dans des échantillons de poussières d’habitations situées proches de vignes.

Des riverains très inquiets

Thomas Azouz, Parisien installé depuis près de 10 ans à Pauillac, terroir des Premiers grands crus classés bordelais, fait partie de ces riverains inquiets.
« Nous sommes voisins de Mouton-Rothschild, Lafite-Rothschild et Clerc-Milon. Je suis tombé de haut quand j’ai appris que 40 pesticides ont été trouvés dans les mèches de cheveux d’enfants vivant près de vignes en Gironde. J’ai deux enfants de trois et cinq ans et je ne suis pas rassuré quand les châteaux qui m’entourent désherbent encore chimiquement. C’est assez anxiogène. Surtout lorsque le ministre de l’Agriculture dit à la télévision que c’est une +bombe à retardement+ », dit ce père de famille désorienté qui « se pose la question de déménager ».

L’étude « Pesticides et santé, un dossier accablant », ne va pas le rassurer. Répertoriant de nombreuses études menées à travers le monde, les auteurs rappellent que « si les agriculteurs sont en première ligne ils ne sont pas les seuls à développer des pathologies liées aux pesticides ». Visiblement, « des études montrent une présomption forte de lien avec les pesticides » pour la maladie de Parkinson, le cancer de la prostate, le lymphome non Hodgkinien chez l’adulte et les tumeurs cérébrales, les malformations congénitales et les leucémies chez les enfants.
Aux yeux des responsables de l’interprofession, et selon le directeur communication du CIVB, Christophe Château, « faire du vin sans traiter la vigne on ne sait pas faire. Notre but c’est que les viticulteurs utilisent le moins de produits possibles pour réduire l’impact que les traitements pourraient avoir sur l’environnement et la santé ».
« Nous ne sommes pas en charge de l’homologation des produits, on ne peut qu’influer sur le respect des bonnes pratiques et si les conditions d’utilisation sont respectées il n’y a pas de danger sur la santé », se défend-il. Et d’affirmer que « le tout bio n’est pas la solution ».
« C’est notre pomme de discorde avec le CIVB », indique Anne-Lise Goujon, présidente du Syndicat des vignerons bio d’Aquitaine (SVBA), qui « soutient » l’idée de cultiver de manière biologique autour des écoles, qu’elle considère comme « un premier pas ».
Elle estime qu’ »il faut aider les viticulteurs à changer de pratique et je ne vois pas qui ne pourrait pas passer en bio. Cela demande certes plus d’attention, de temps, de main-d’œuvre car il faut plus observer, plus regarder la météo, être plus réactif. Mais plutôt que mettre de l’argent sur des produits phyto autant créer des emplois et rendre les gens moins malades », estime-t-elle.
En attendant, la période de traitement de la vigne reprendra en avril, la majeure partie se tenant durant la floraison de mi-mai à juin.
Et le gouvernement dans tout cela ? Il a dans son plan Ecophyto-II de réduction de 50% des pesticides prévu pour 2018, repoussé ses objectifs à 2025. Et ce alors que le ministère de l’Agriculture a constaté une hausse de l’achat de produits phytosanitaires (9,4% entre 2013 et 2014).

Catégories
Actualités Actualités Santé

Les produits à base de poisson contiennent des substances toxiques

Sushis

Une nouvelle enquête de « 60 millions de consommateurs » passe au crible 130 produits à base de poisson, comme les surimis, les sushis, les noix de Saint-Jacques ou le thon en boîte. Les résultats ne sont pas toujours ceux que l’on pourrait imaginer.

Le thon en boîtes, dont des doses plus ou moins élevées de mercure et d’arsenic ont été retrouvées, fait mauvaise figure. L’étude précise même que des arêtes et des fragments de cœur et d’ovocytes ont été détectées dans ces préparations.
A en croire le magazine, en termes de marques, l’Odyssée d’Intermarché et Saupiquet sont à éviter, tandis que Carrefour et Leader Price caracolent en tête des produits au poisson de qualité.
Contre toute attente, les bâtons de surimis s’en sortent plutôt bien, puisqu’ils contiennent moins d’additifs et sont composés d’au moins 50% de poissons. Attention toutefois aux produits les moins chers, dont la teneur en poisson ne dépasse pas les 20%, sont de mauvaise qualité, et contiennent de la farine, de l’huile, du sucre, du sel, des colorants et des additifs divers.
Quant aux sushis analysés (13 sortes au total), ils sont tous sains. Petite mention pour ceux au thon qui seraient plus frais que ceux au saumon.

Pour ce qui est des enseignes, Eat Sushi ressort vainqueur.

En revanche, alerte rouge sur les noix de Saint-Jacques. Près de la moitié d’entre elles contiennent plus d’eau que de poisson.

Le plus simple pour choisir vos produits est de :

– regarder l’origine de pêche du poisson
– s’assurer d’une teneur d’au moins 50% en poisson
– éviter les produits avec une liste d’ingrédients et additifs trop longue.

Catégories
Actualités Actualités Santé

Perdre du poids : les légumineuses alliées de choix

Les légumineuses pour perdre du poids.

Selon une récente étude canadienne, les légumineuses – haricots secs, fèves, pois chiches, soja ou lentilles — seraient un atout considérable dans la perte de poids. Non pas tant dans la perte en elle-même, mais davantage dans la prévention de la reprise de poids.

Si l’on en croit les résultats de cette étude publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition, une seule portion quotidienne aiderait à affiner sa taille.

Sur la base d’une méta-analyse menée au St Michael’s Hospital de Toronto, prenant en compte les données de 21 essais cliniques, soit 940 volontaires, les chercheurs ont fait plusieurs découvertes :

→ En ajoutant une seule portion quotidienne de légumineuses de 130 grammes à leur régime alimentaire, les participants perdaient en moyenne 340 grammes en six semaines, sans réduire leur consommation d’autres aliments pour autant.

→ Outre la perte de poids, les légumineuses seraient capables d’éviter la reprise de kilos. Leur forte teneur en protéines et leur faible indice glycémique en seraient la cause. De même qu’en consommer pourrait aider à limiter les apports en aliments moins sains, à l’image des protéines animales ou des graisses dites trans.

« Même si la perte de poids était limitée, nos résultats suggèrent que le simple ajout de légumineuses à son alimentation pouvait aider à perdre du poids, et nous pensons surtout qu’elles peuvent prévenir la reprise de poids », note le Dr Russell de Souza, auteur de l’étude.

Pour info, selon de précédentes recherches sur lesquelles s’appuie cette étude :

– Une portion quotidienne de lentilles, pois chiche ou de soja accroit le sentiment de satiété de 31 %.
– Les niveaux de « mauvais cholestérol » baissent quant à eux de 5 %.

Le sentiment de satiété est essentiel si l’on veut contrôler son poids sans frustration. D’ailleurs, le professeur de Souza précise que 90 % des interventions pour perdre du poids échouent, souvent à cause de fringales.

Pourtant, les légumineuses restent encore trop peu consommées, alors que leurs bienfaits sont nombreux. Pour cette raison, l’ONU a déclaré 2016, l’année nationale des légumineuses.