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Traitement de la dépression : les champignons hallucinogènes sur le banc d’essai

Champignons

La dépression touche plusieurs millions de personnes dans le monde. Selon une récente étude britannique publiée dans la revue The Lancet Psychiatry, les champignons hallucinogènes aideraient à soigner la dépression, et préviendraient les rechutes chez les patients résistants aux traitements.

Un patient sur 5 est insensible aux traitements actuels lorsque beaucoup d’autres, qui voient leur état s’améliorer dans un premier temps, finissent par rechuter.

« C’est la première fois que la psilocybine — une substance contenue dans certains champignons hallucinogènes — est testée dans le traitement potentiel des dépressions majeures », souligne le Dr Robin Carhart-Harris, de l’Imperial College de Londres et directeur de l’étude.

Pour les besoins de l’enquête, 12 patients atteints de dépression modérée à sévère depuis plus de 15 ans en moyenne ont suivi un traitement de 2 jours à la psilocybine. Ils ont ensuite été suivis pendant 3 mois.

→ Les chercheurs ont observé les effets psychédéliques entre 30 et 60 minutes après la prise des gélules, avec un effet culminant 2 à 3 heures après.

→ Une semaine plus tard, les 12 patients présentaient tous une amélioration et huit étaient en rémission.

→ Au bout de trois mois, cinq étaient encore en rémission.

Le Pr David Nutt explique que l’hallucinogène « cible les récepteurs de la sérotonine, comme la plupart des antidépresseurs actuellement disponibles, mais qu’il possède une structure chimique très différente et qu’il agit plus rapidement que ceux-ci ».

Pour autant, vu le petit nombre de patients testés, les chercheurs préfèrent ne pas tirer de conclusions « probantes » sur les effets thérapeutiques de la psilocybine. Les recherches doivent se poursuivre.

• Dans un commentaire joint à l’étude, le Pr Philip Cowen de l’Université d’Oxford reconnaît que les résultats obtenus sur trois mois sont « prometteurs, mais pas complètement convaincants ».

• De son côté, Jonathan Flint, professeur de neurobiologie à l’université d’Oxford, estime qu’il est « impossible » d’affirmer à ce stade que la molécule est efficace sur la dépression.

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Seniors : des caméras intelligentes pour détecter les chutes à domicile

Les chutes chez les seniors.

On n’arrête pas le progrès. Des caméras intelligentes ont été mises au point pour détecter le moindre accident chez les personnes âgées. Nombreux sont ceux qui font une, voire plusieurs chutes chaque année. Elles entraînent fractures, dépendance et même décès dans certains cas.

En quelques chiffres :

• 1/3 des personnes de plus de 65 ans et 50 % de celles de plus de 80 ans font une ou plusieurs chutes par an.
• Chaque année, les chutes provoquent 55 000 fractures du col du fémur et 12 000 décès. Sans parler des fréquentes altérations psychiques (phobie de retomber) et psychomotrices qu’elles provoquent.
• 40 % des patients âgés hospitalisés à cause d’une chute nécessitent d’être orientés vers une institution.

Chef du pôle gériatrique du CHU de Limoges et auteur de cette étude, le Pr Thierry Dantoine s’est intéressé à la prévention des chutes chez les patients âgés par les nouvelles technologies, en particulier les systèmes de Détection Systématique par Caméra Vidéo (DSCV), dont les caméras intelligentes LCS.

Actives 24 h/24, ces caméras détectent le moindre comportement anormal de l’habitant à son domicile. Elles émettent ensuite une alerte vers une plateforme confidentielle de vidéovigilance qui la transmet aux aidants compétents si la chute est avérée.

Pas d’inquiétude, la vie privée est préservée par le cryptage des images ainsi qu’une procédure stricte de leur levée, assurant ainsi le respect de l’intimité de la personne.

Parmi ses nombreux avantages :

==> Cette technologie détecte la quasi-totalité des chutes, même les plus « molles ».
==> Ces caméras sont capables de comprendre précisément l’origine des chutes, permettant ainsi de mieux cibler les stratégies de prévention.
==> La LCS fournit en outre une aide diagnostique sur l’origine de la chute, qu’elle soit purement « environnementale » (mobilier, obstacle, tapis, mauvais chaussage, prise de risque comme monter sur un tabouret…) ou potentiellement médicale (malaise, perte de connaissance, syncope cardiaque, épilepsie…).
==> Pas de l’activer manuellement dès qu’il y a un problème, comme avec par exemple la téléassistance. Une avancée qui permet d’élargir la détection à de nombreuses personnes présentant des troubles cognitifs.
« Plus la technologie permet d’intervenir tôt après la chute, en cas d’impossibilité de se relever, moins les conséquences physiques et psychologiques seront importantes ».

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Tendance : les soins antistress, la nouvelle solution zen

soins_antistress

Sauna japonais, caisson de flottaison, janzu… les soins antistress procurent un lâcher-prise absolu en débranchant le cerveau. Voici notre petite sélection.

Le sauna japonais, véritable bain de soleil

La chaleur qu’il diffuse est sèche comme celle d’un sauna classique. Elle est générée par des infrarouges qui permettent au corps de transpirer en profondeur. Sans les UV, la chaleur s’intensifie au fil de la séance qui dure une heure. Le corps transpire comme pendant une séance de sport très soutenue. On en ressort détendu et plus léger (jusqu’à moins 600 calories).

→ A partir de 35 euros la séance.

Le caisson de flottaison, méditer en apesanteur

Mis au point aux États-Unis dans les années 50, le principe du caisson cocon est d’explorer un état méditatif en flottant dans une eau saturée en sels de magnésium. L’immersion totale nous recentre sur nous-mêmes et nos sensations. Plusieurs instituts de beauté ou des lieux dédiés à la technique proposent cette expérience.

→ Entre 30 et 80 euros.

Le Janzu, une invitation au voyage

« Rivière pacifique » en chinois, le janzu est une technique de soin initiée par le Mexicain Juan Villatoro, qui s’inspire des techniques chamaniques de régression. Il s’apparente à une danse aquatique où la détente est le maître-mot. Laissez-vous guider par un praticien à des mouvements doux, des étirements et quelques points de pression pour activer l’énergie. Ce soin est très efficace contre les douleurs et les raideurs musculaires, mais aussi contre les migraines, les symptômes liés au stress, les troubles du sommeil et la phobie de l’eau. Il est recommandé aux femmes enceintes, notamment pour éliminer les tensions musculaires.

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Espérance de vie : 7 ans de plus pour les sportifs de haut niveau

Sportifs de haut niveau

Selon les résultats d’une récente étude française, les sportifs de haut niveau auraient une espérance de vie de 7 ans supérieure à celle du reste de la population. Pour autant, les avis des chercheurs sur les bénéfices d’une pratique intensive et d’un tel mode de vie restent partagés en fonction des sports.

Juliana Antero-Jacquemin chercheuse de l’Insep (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance) et responsable de ces recherches, a étudié les données de 2 814 athlètes français ayant participé aux jeux Olympiques entre 1912 et 2012.

Sur ces sept années de vie supplémentaires :

• Environ deux années sont gagnées grâce à la diminution des risques de maladies cardiovasculaires, comme les infarctus et les AVC.
• Deux autres années sont gagnées grâce aux moindres du risque de cancers.
• Et trois années de plus grâce à la « diminution du risque lié à d’autres causes », comme les accidents.

Ce n’est d’ailleurs pas la première étude de Juliana Antero-Jacquemin sur le sujet. En mars 2015, elle démontrait que le taux de mortalité était de 50 % inférieur chez les sportifs français ayant participé aux JO entre 1948 et 2010, par rapport à la population générale de la même époque.

Mais les avis des chercheurs divergent quant à l’intensité de l’activité physique à pratiquer pour améliorer au mieux son espérance de vie.

« L’impact sanitaire de la pratique intense est actuellement débattu, notamment sur le plan cardiovasculaire » reconnaît Mme Antero-Jacquemin. Principalement sur deux critères :

• Les entraînements des « sports d’élite » dépassent de « 5 à 10 fois » les recommandations pour la population générale. Ces entrainements intensifs peuvent avoir des répercussions comme les blessures récurrentes ou les accidents.
• L’hygiène de vie des sportifs est excellente mais peut en revanche s’accompagner de la prise de produits dopants avec des effets « particulièrement néfastes », souligne la chercheuse.

Par ailleurs, pour la santé cardiovasculaire, les bénéfices du sport de haut niveau varient fortement d’une discipline à l’autre.

→ Les sports qui combinent plusieurs types d’activités physiques comme les sports collectifs ou le décathlon apporteraient un plus grand bénéfice pour la réduction des risques cardiovasculaires.

→ Les sports d’endurance purs comme les courses de fond et le cyclisme sur route seraient au contraire moins bénéfiques.

« Nos recherches montrent que la longévité des athlètes d’élite est globalement meilleure que celle de la population générale, mais l’ampleur du bénéfice dépend des caractéristiques de chaque sport », conclut Mme Antero-Jacquemin.

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Ménopause : l’acupuncture soulagerait les femmes

Acupuncture pour soulager les bouffées de chaleur de la ménopause.

Une récente étude américaine publiée dans la revue « Menopause » nous apprend qu’en faisant des séances d’acupuncture, les femmes tout juste ménopausées réduiraient les bouffées de chaleur et sueurs nocturnes de 36 %.

A l’heure actuelle, il existe un traitement hormonal pour aider les femmes à passer le cap de la ménopause, en réduisant les bouffées de chaleur et/ou les sautes d’humeur. Le problème est qu’il augmente de manière modérée les risques de cancer du sein, et davantage lors de traitements de longue durée. Aujourd’hui, seulement environ 8 % des femmes sont traitées.

Des chercheurs américains du Wake Forest Baptist Center se sont donc penchés sur les bienfaits de l’acupuncture à cette période de la vie des femmes.

Ils ont suivi 209 femmes – âgées de 45 à 69 ans – sans menstruations depuis 3 mois, sur un an. Toutes présentaient au moins quatre épisodes de bouffées de chaleur ou sueurs nocturnes par jour pendant les deux semaines qui ont précédé les travaux.

Les femmes du premier groupe ont fait 20 séances d’acupuncture pendant les six premiers mois puis ont stoppé les six mois d’après. Au contraire, celles du deuxième groupe n’ont commencé les séances d’acupuncture que pour les 6 derniers mois.

→ 1er groupe : la fréquence des symptômes a baissé de 36,7 %. L’effet bénéfique a duré dans le temps, puisqu’au bout d’un an, bouffées de chaleur et sueurs ont baissé de 29,4 %.

→ 2e groupe : sans séance dans les 6 premiers mois, les désagréments hormonaux ont augmenté de 6 %. Mais lorsque les femmes ont entamé les séances d’acupuncture, elles ont obtenu les mêmes résultats que le 1er groupe. Les symptômes ont décliné de 31 %.

L’étude révèle que les résultats les plus performants ont été obtenus à la huitième séance.

Pour les chercheurs, l’acupuncture pratiquée par un professionnel diplômé est une option intéressante naturelle qui peut améliorer la qualité de vie de certaines femmes sans créer d’effets secondaires, à la différence parfois des traitements hormonaux.

Pour info : En France chaque année, 400 000 femmes atteignent l’âge de la ménopause. Chaque femme est différente et supporte plus ou moins bien cette période, tant sur le plan psychologique que physique.

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Baclofène : lancement d’une étude d’envergure pour en mesurer les effets indésirables

Baclofène

Le CHU de Lille vient de lancer une grande étude sur le baclofène, ce médicament prescrit dans la maladie alcoolique. L’objectif : mieux en mesurer les effets indésirables.

Chaque année, en France, 49 000 personnes décèdent à cause de l’abus d’alcool, soit 134 morts par jour.

En vente depuis 1975, le baclofène est autorisé en neurologie (contractures musculaires d’origine neurologique). Mais c’est en 2008 que la popularité du médicament a explosé, lorsque le cardiologue alcoolique Olivier Ameisen (décédé en 2013) a publié son livre « Le dernier verre ». Il l’avait auto-expérimenté et avait ainsi supprimé son envie de boire.

Pour mener cette étude – baptisée « baclophone » — sans précédent dans le domaine de l’addiction :

• 25 centres hospitaliers de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie ont été invités à participer sous la coordination du CHU de Lille et du Dr Benjamin Rolland, psychiatre et addictologue.
• 800 patients volontaires inclus dans l’étude via des centres ou un réseau de plus d’une centaine de médecins prescripteurs de baclofène. Autrement dit, les patients recevront un appel téléphonique mensuel.
• Une étude sur 3 ans
• Un comité de surveillance indépendant est mis en place pour assurer la transparence des données de cette étude de pharmacovigilance.
• Le financement est entièrement publique (région et structure de recherche clinique : 350 000 euros)

Ses objectifs ?

-Décrire la nature et la fréquence des différents effets indésirables propres au médicament.
-Étudier l’évolution des consommations d’alcool et du « craving » (envie irrépressible de boire).
-Évaluer la proportion des patients inclus dans le système mis en place en 2014 par l’agence du médicament (ANSM) dit de recommandation temporaire. Une procédure jugée trop lourde, compliquée, voire inadaptée par certains médecins. Visiblement, en octobre 2015, seuls 6 200 patients étaient enregistrés sur le site de l’ASNM, alors qu’environ 100 000 patients seraient pris en charge avec du baclofène.

« L’étude va permettre de mieux séparer les évènements indésirables propres au baclofène (fatigue, troubles du sommeil, bourdonnements d’oreilles…) de ceux liés à d’autres causes (prise d’alcool, de drogues ou d’autres médicaments par exemple pour dormir ou contre la dépression ; maladie sans rapport avec ce traitement de l’alcooldépendance) », explique le Dr Rolland.

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Cancer du sein : une nouvelle piste de traitement prometteur

Cancer du sein

De récentes recherches ont mis au jour une molécule qui serait, une fois le traitement élaboré, très efficace pour combattre le cancer du sein. A l’heure actuelle, il est le cancer le plus fréquent chez la femme dans le monde.

En quelques chiffres :

• Chaque année, 55 000 nouveaux cas de cancer du sein sont diagnostiqués en France.
• Une femme sur 9 sera atteinte d’un cancer du sein au cours de sa vie et 1 femme sur 27 en mourra.
• Le plus souvent, le cancer du sein survient après 50 ans.
• Le taux de survie, 5 ans après le diagnostic, varie de 80 % à 90 %, selon l’âge et le type de cancer.

La molécule en question s’appelle ECF506.

Les tests des chercheurs britanniques ont prouvé sa capacité à bloquer le développement et la prolifération des cellules cancéreuses. D’autant que le médicament en question présente un avantage de taille : il n’affecte pas les autres molécules dans la cellule et déclencherait ainsi moins d’effets secondaires.

Le Dr Asier Unciti-Broceta, auteur de l’étude, explique que cette découverte prometteuse devrait donner lieu à des essais précliniques: « ECF506 est le premier médicament d’une deuxième génération d’inhibiteurs qui aideront non seulement à comprendre la complexité de quelques cancers, mais aussi le développement de thérapies de combinaison plus sûres ».

Parmi les facteurs de risque les plus importants du cancer du sein selon l’OMS :

– une puberté précoce,
– une ménopause tardive,
– une première grossesse tardive,
– les femmes utilisant des contraceptifs oraux ou un traitement hormonal substitutif courent un risque plus élevé par rapport aux femmes qui ne les utilisent pas.

En revanche, l’allaitement a lui un effet protecteur.

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Canada : légalisation de l’aide médicale à mourir

L’aide médicale à mourir

Un projet de loi vient d’être déposé au Canada autorisant « l’aide médicale à mourir ». Il concernera uniquement les adultes canadiens consentants et responsables, souffrant d’une maladie grave.

« C’est un sujet très personnel qui nous concerne tous, mais aussi nos familles », a déclaré le Premier ministre Justin Trudeau en insistant sur « l’impact significatif (d’une loi) sur la vie quotidienne des Canadiens ».

Sans aller jusqu’à l’euthanasie comme aux Pays-Bas, en Belgique ou au Luxembourg et en refusant de parler comme en Suisse de suicide médicalement assisté, le Canada ouvre donc la possibilité pour des adultes de demander à mettre fin à leurs souffrances.

Jody Wilson-Raybould, ministre de la Justice, précise que l’aide médicale à mourir sera accessible aux « adultes consentants et responsables, souffrant d’une maladie grave, incurable et irréversible, et dont la mort est raisonnablement prévisible ».

Pourtant, les 21 recommandations d’un comité spécial de la Chambre des communes et du Sénat proposaient d’élargir cette aide médicale à mourir aux mineurs responsables et matures ainsi qu’à des patients souffrant de troubles psychologiques.

Les conditions seront particulièrement encadrées pour les malades :

• Les personnes soumettant une telle demande devront se prévaloir de « deux témoins indépendants »
• Ils devront également obtenir l’accord de deux professionnels de santé pouvant attester qu’il s’agit « d’un choix lucide ».
• Seuls les Canadiens seront habilités à demander l’aide médicale à mourir.

« Personnellement, je crois nécessaire de fournir davantage de confort aux personnes à l’approche de la fin de leur vie, quelle que soit la forme que cela prenne », estime la ministre de la Justice.

La loi permettra donc à « des adultes responsables souffrant de façon intolérable du fait de leur état médical grave de choisir une mort paisible » plutôt que d’attendre la mort dans la douleur, la peur et dans des conditions indignes, ajoute-t-elle.

Selon la ministre de la Santé Jane Philpott, « certains groupes vont juger que nous ne sommes pas allés assez loin et d’autres nous diront au contraire que nous sommes allés trop loin ».
Le sujet est très sensible, si bien que le parti libéral, majoritaire à la Chambre, ne donnera aucune consigne de vote, sauf aux ministres. Mais le débat doit se faire rapidement.
La Cour suprême a donné au gouvernement jusqu’au 6 juin pour adapter le Code pénal à la Charte des droits et des libertés.
À savoir qu’elle avait autorisé l’aide médicale à mourir pour les adultes consentants atteints de problèmes de santé graves et irrémédiables il y a un peu plus d’un an. Le gouvernement libéral a d’ailleurs jusqu’à la fin du printemps pour se conformer à cette décision.
Selon l’Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique, ce texte ne va pas assez loin et « laisse de côté des catégories entières de Canadiens en souffrance qui devraient avoir le droit de choisir une mort assistée dans la dignité ».

Le saviez-vous ? Depuis décembre 2015, le Québec a autorisé l’aide médicale à mourir. Une vingtaine de personnes ont exercé ce droit ces quatre derniers mois.

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Mucoviscidose : nouvelle technique de reconditionnement des greffons pour permettre encore davantage de greffes pulmonaires

mucoviscidose et greffe de poumons

Malgré tous les progrès qu’opère la médecine, la mucoviscidose reste incurable. La greffe de poumon est donc l’ultime recours pour permettre au patient de vivre plus longtemps.

L’hôpital Foch à Suresnes s’est lancé, avec le soutien de l’association Vaincre la mucoviscidose, dans une nouvelle technique de réhabilitation ex-vivo des greffons.

État des lieux de la maladie

• Elle touche 7 000 Français
• Elle est à l’origine d’une centaine de greffes du poumon chaque année. C’est 4 fois plus depuis 2000.
• Elle représente le tiers des greffes pulmonaires en France.
• 1 patient atteint de mucoviscidose sur 5 bénéficie de ces transplantations.
• La maladie affecte le fonctionnement des poumons, du système digestif et se caractérise par la sécrétion d’un mucus anormalement visqueux (d’où le nom de la maladie).
• Il y a encore 50 ans, les malades atteignaient à peine l’âge de raison (7 ans). Aujourd’hui, l’espérance de vie dépasse les 40 ans.

La première transplantation pulmonaire après reconditionnement ex-vivo a eu lieue en 2011. Depuis, l’hôpital Foch a « reconditionné » 53 greffons dont 45 transplantés avec succès. La survie au bout d’un an reste la même, que le greffon pulmonaire ait été reconditionné ou non.

Les « Virades de l’espoir »

Le Pr Christophe Pison du CHU de Grenoble-Alpes se concentre quant à lui sur la manière d’identifier plus vite les patients susceptibles de développer des problèmes, notamment les bronchiolites et fibroses. Pour se faire il étudie des données sur la pollution à laquelle ils sont confrontés, sur leurs anticorps, leur génome ou leur microbiote pulmonaire.

« Avec 20 gènes, on peut prédire ceux qui vont se dégrader », relève-t-il.

La greffe change littéralement les conditions de vie des transplantés. Leurs traitements qui leur prenaient habituellement la journée, ne les accaparent désormais plus que 5 minutes le matin et 5 minutes le soir.

« Même si la maladie est toujours là, c’est un bonheur absolu, j’ai pu progressivement reprendre le sport, je peux parler sans reprendre mon souffle », témoigne Frédéric, 42 ans, greffé depuis trois mois.

L’association Vaincre pour la mucoviscidose organise chaque année ses « Virades de l’espoir », une journée de mobilisation et d’appels aux dons pour financer la recherche sur cette maladie. L’an dernier, 5,75 millions d’euros ont été collectés, soit 40 % des ressources de l’association.

La prochaine édition est prévue le 25 septembre 2016.

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Les produits à base de poisson contiennent des substances toxiques

Sushis

Une nouvelle enquête de « 60 millions de consommateurs » passe au crible 130 produits à base de poisson, comme les surimis, les sushis, les noix de Saint-Jacques ou le thon en boîte. Les résultats ne sont pas toujours ceux que l’on pourrait imaginer.

Le thon en boîtes, dont des doses plus ou moins élevées de mercure et d’arsenic ont été retrouvées, fait mauvaise figure. L’étude précise même que des arêtes et des fragments de cœur et d’ovocytes ont été détectées dans ces préparations.
A en croire le magazine, en termes de marques, l’Odyssée d’Intermarché et Saupiquet sont à éviter, tandis que Carrefour et Leader Price caracolent en tête des produits au poisson de qualité.
Contre toute attente, les bâtons de surimis s’en sortent plutôt bien, puisqu’ils contiennent moins d’additifs et sont composés d’au moins 50% de poissons. Attention toutefois aux produits les moins chers, dont la teneur en poisson ne dépasse pas les 20%, sont de mauvaise qualité, et contiennent de la farine, de l’huile, du sucre, du sel, des colorants et des additifs divers.
Quant aux sushis analysés (13 sortes au total), ils sont tous sains. Petite mention pour ceux au thon qui seraient plus frais que ceux au saumon.

Pour ce qui est des enseignes, Eat Sushi ressort vainqueur.

En revanche, alerte rouge sur les noix de Saint-Jacques. Près de la moitié d’entre elles contiennent plus d’eau que de poisson.

Le plus simple pour choisir vos produits est de :

– regarder l’origine de pêche du poisson
– s’assurer d’une teneur d’au moins 50% en poisson
– éviter les produits avec une liste d’ingrédients et additifs trop longue.